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Pas de corde, trois hommes interpellés... Ce que l'on sait de la mort d'une jeune femme au Brésil, tuée lors d'un saut dans le vide

Une jeune femme est morte après avoir été lancée d'un pont lors d'une activité de "rope jumping" au Brésil, samedi 13 juin. Trois hommes ont été interpellés.

Une personne effectue un "spider jump" (saut de l'araignée) depuis un pont à Ornans, le 31 juillet 2009.

Crédit : JEFF PACHOUD / AFP

Marine Langlois & AFP

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Les vidéos ont fait le tour des réseaux sociaux. Une jeune femme de 21 ans est décédée au Brésil après avoir été lancée d'un pont pour un saut dans le vide mais sans corde de sécurité, a annoncé dimanche 14 juin la police. Les faits se sont déroulés le samedi 13 juin à Limeira dans l’État de São Paulo, où la victime a fait une chute d'environ 40 mètres et n'a pas survécu. 

Peu de temps après les faits, trois hommes ont été arrêtés, tous des employés de la société organisant l'activité de "rope jumping", et non de saut à l'élastique classique. Cette variante utilise une corde plus rigide : les sauteurs ne rebondissent pas après avoir atteint leur point le plus bas, mais balancent d'avant en arrière comme un métronome. 

RTL.fr fait le point sur ce que l'on sait de cet accident. 

La corde de sécurité oubliée par les instructeurs

Les faits se sont déroulés samedi matin, une centaine de personnes étaient présentes à l'activité, dont la victime et son compagnon. Dans des vidéos des faits diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir deux hommes tenir la jeune femme de 21 ans au-dessus de leur tête avant de la jeter du pont  d’Esqueleto, dans l'Etat de Sao Paulo, alors que des témoins crient "Les gars, la corde !". 

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"L'équipement de sécurité n'était pas bien attaché au moment du saut", a expliqué la police dans un communiqué transmis à l'AFP. D'après des témoins cités par des médias locaux, les "instructeurs n’avaient pas effectué de contrôle de sécurité". La corde est restée emmêlée sur le sol. 

Selon les médias locaux, la victime s'appelait Maria Eduarda Rodrigues de Freitas. Peu avant sa mort, elle avait publié sur un Instagram une image avec la légende: "Qui est le fou qui m'a laissé venir pour sauter d'un pont ???". La jeune femme était professeure de sport, elle travaillait dans une salle à Jandira, dans la région métropolitaine de Sao Paulo. Malgré les tentatives de réanimation, elle n'a pas survécu à la chute. 

Les médias brésiliens indiquent que la jeune femme a été enterrée à Jandira dimanche.

Trois hommes interpellés pour homicide volontaire

Trois personnes ont été interpellées après les faits : Vitor de Freitas Gonçalves (27 ans), Maicon Fernandes Cintra (42 ans) et Luis Felipe Feliciano Egoroff (32 ans). D'après CNN Brésil, ils se sont enfuis après l'accident avant d'être retrouvés par les forces de l'ordre. Ils ont été arrêtés pour homicide volontaire, ce qui indique une faute potentiellement consciente. 

La télévision brésilienne TV Globo a retracé l'audition des trois hommes, assurant qu'ils étaient "désorientés", ne se souvenant plus qui devait attacher la corde de sécurité. Leur avocat a mentionné un "triste accident".

Un chef de la police précise à la télévision brésilienne : "D’après l’interrogatoire des trois suspects restés en garde à vue, il y avait deux cordes. Aucune n’était en place. Ils ne se souviennent pas s’ils ont omis de les installer, qui a omis de les installer ou qui a manqué à son devoir de surveillance, mais les cordes n’étaient pas en place." La jeune femme n'avait qu'une sangle au niveau de la poitrine et de la cuisse ainsi qu'un crochet, sans cordes. 

D'après O Globo, la victime avait payé pour un supplément pour filmer son saut mais la caméra n'a pas été retrouvée après sa chute. 

Un "groupe informel de pratiquants"

D'après la police, les noms visibles sur les tee-shirts des instructeurs "Entre Cordas" et "Ih Voei" ne sont ceux d'aucune entreprise déclarée officiellement mais "des groupes informels de pratiquants", d'après la police. Ce groupe n'avait pas d'autorisation pour organiser des sauts sur le secteur d’Esqueleto. 

La mairie de Limeira a indiqué qu'elle comptait poursuivre le gouvernement fédéral, dont l'accès au pont en question dépend. La municipalité mentionne un "défaut de surveillance" et assure avoir "réclamé l’intervention des agences fédérales compétentes pour le secteur", notamment via des courriers, relate le Correio Do Povo

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