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Rixes entre bandes : un phénomène qui existait déjà à Paris il y a 120 ans

Surnommés les 'Apaches', de jeunes voyous s'affrontaient déjà dans la capitale au début des années 1900, comme le rappelle "Ouest France".

Des "Apaches" parisiens vers 1900
Des "Apaches" parisiens vers 1900
Crédit : Wikicommons
Rixes entre bandes : un phénomène qui existait déjà à Paris il y a 120 ans
03:41
Rixes entre bandes : un phénomène qui existait déjà à Paris il y a 120 ans
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Isabelle Choquet
Isabelle Choquet
Animateur

Le phénomène des bandes ne date pas d'hier. Finalement, les choses n'ont pas tant changé en un siècle. C'est l'édition du soir de Ouest-France  qui nous replonge dans le Paris de la Belle époque. Paris qui tremble devant les "Apaches"...

Les Apaches, c'est comme ça qu'on appelle les jeunes voyous qui s'affrontent dans la capitale au tout début des années 1900. Le mot serait apparu sous la plume d'un journaliste du Matin. Il écrit : "nous avons l'avantage de posséder à Paris une tribu d'Apaches dont les hauteurs de Ménilmontant sont des montagnes Rocheuses

"Ce sont des jeunes hommes pâles, presque toujours imberbes, et l'ornement favori de leurs coiffures s'appelle les rouflaquettes. Tout de même, ils vous tuent leurs hommes comme les plus authentiques sauvages", ajoute-t-il. 

Ils sont au moins 30.000, deux fois plus peut-être. Ils se battent, ils volent et effectivement, ils tuent. Ils ont grandi dans ce qu'on appelle la zone, ces bidonvilles qui ont poussé à la périphérie de la Ville lumière. C'est qu'avec la transformation de Paris, les avenues du baron Haussmann, le métro de Fulgence Bienvenüe, les classes laborieuses ont été refoulées loin du centre. 

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Dans ce berceau crasseux, les gamins échappent à l'école. Ils vagabondent, ils vivent de maraudes. Ils finissent par se regrouper en bandes un peu "anar" qui dénoncent la société industrialisée et ses ouvriers interchangeables. 

Casquette sur le côté et foulard

Les Apaches, eux, ont soif de liberté et ils se forgent leur propre identité. Il y a les gars de Charonne, les "monte en l'air" des Batignolles, ou les loups de la Butte. D'autres se reconnaissaient à leurs costumes, les habits noirs ou les cravates vertes. 

D'ailleurs, un Apache, on ne peut pas le rater. La casquette sur le côté, un foulard noué qui peut devenir une arme. Pantalon "pattes d'eph", veste d'ouvrier, bottines très lustrées, quelques tatouages aussi et un couteau dans la poche. Ils ont leur code d'honneur et aussi leur langage, l'argot qui leur a survécu : les kondés, les darons, le taf, la thune...

Les Apaches, ce sont surtout des garçons, mais quelques filles aussi. D'autant plus désirables et désirées qu'elles sont rares. La plus célèbre, c'est Amélie. Son nom ne vous dit sans doute rien, mais vous la connaissez sûrement. Elle a de magnifiques cheveux blonds. On l'appelle "Casque d'or". 

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