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"Top Gun" : 24 heures dans la peau des "Maverick" français

REPORTAGE - À l'occasion de la sortie du film, RTL vous emmène à la rencontre des "Top Gun français", les pilotes de chasse de la Marine Nationale. Entre deux missions à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, ces militaires d'élite s'entraînent sur la base de Landivisiau en Bretagne.

Le Lieutenant de vaisseau Olivier devant son Rafale
Le Lieutenant de vaisseau Olivier devant son Rafale
"Top Gun" : 24 heures dans la peau des "Maverick" français
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Gautier Delhon-Bugard

"Honneur, Patrie, valeur, discipline". Chaque matin à 8h précise, le lieutenant de vaisseau Olivier passe devant ces 4 mots écrits en lettres dorées sur le mur de briques à l'entrée de la base. C’est la devise qui unit la Marine Nationale. "Dans l’aéronavale, nous ne sommes pas que des pilotes qui décollent et qui se posent sur un porte-avions, nous sommes aussi des marins", précise ce fils de marin, pilote de Rafale depuis 2015. 

Dans le bâtiment de la 17 F, l’une des trois flottilles qui œuvrent habituellement sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, la journée débute par une séance de sport, "histoire de bien commencer la semaine". Le lieutenant de vaisseau Olivier se prépare ensuite pour un vol d’entraînement avec l’un de ses camarades. "On va commencer à regarder la météo, le contexte environnemental, puis on va étudier le programme du vol, tout est très cadré. Ensuite, il y a le briefing. Pendant une trentaine de minutes, on fait le résumé de ce qu’on va faire en vol, on visualise les différentes actions que l’on va devoir faire", raconte-t-il à RTL.

La préparation se poursuit avec les consignes de sécurité. "On réfléchit à comment réagir si jamais on a une panne par exemple", ajoute le lieutenant. A la fin du briefing, le marin presse le pas en direction de la salle d’équipement. "Dans mon casier j’ai donc une combinaison étanche, en cas d'éjection en haute mer. Il y a aussi un pantalon anti-G et un gilet de combat qui est assez lourd. Il ne me reste plus qu'à aller chercher mon casque et c'est parti", détaille le lieutenant de vaisseau Olivier. 

Sur le tarmac, le pilote marche jusqu'à son avion, fait le tour de l'appareil puis embarque. Il se positionne ensuite en bout de piste, les vrombissements des moteurs s’intensifient, le Rafale décolle dans une ambiance assourdissante pour un entraînement d'un peu plus d'une heure. 

Pilote de chasse, un rêve devenu réalité

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Dans l'immense hangar attenant au tarmac, le lieutenant de vaisseau Cyril fait le tour d'un Rafale en maintenance : "Quand on part en vol, on est toujours hyper concentré, on a pas le temps d'admirer les avions, donc là je prends le temps de regarder et je me rends compte à quel point il est beau. C'est dans ces moments-là qu'on se dit qu'on a une chance incroyable de faire ce travail". Le militaire de 30 ans, passionné d'aviation, rêvait de devenir pilote dans sa jeunesse. 

Le film Top Gun est à l'origine de sa fascination pour le métier. "Quand j'avais 12-13 ans j'ai revu le film. Et ça m'a semblé être un milieu incroyable et exaltant. Ce film est mythique pour des générations entières de pilotes. On connait tous les répliques par cœur. Par exemple : 'je vais lui friser les moustaches à la tour'". Du rêve à la réalité, le lieutenant de vaisseau Cyril est aux commandes d'un Rafale depuis deux ans et demi. Le jeune pilote savoure chaque instant : "Un premier catapultage (décollage) depuis le porte-avions Charles de Gaulle, après l'avoir tant vu qu'on était enfant, c'est un moment incroyable, on se rend compte à ce moment-là qu'on a une chance inouïe". 

Des travailleurs acharnés

Sur le tarmac, le lieutenant de vaisseau Olivier revient de son vol d'entrainement. Dans les airs, ses missions sont extrêmement éprouvantes pour le corps. "Le corps est soumis à la force centrifuge, aux fameux G, ce qui fait qu'on va peser sept à huit fois notre poids. On se sent vraiment écrasé dans le siège. En plus de ça on a toute la masse sanguine qui va quitter la région du cerveau pour descendre vers les jambes. Donc si on ne fait pas attention, si on ne fait pas les bonnes manœuvres, on risque de perdre connaissance", prévient-il, illustrant le danger qu'il y a à se mettre aux commandes des chasseurs. 

Au delà du défi physique, il y a le défi intellectuel. La sélection qui débute désormais directement après le bac est rude, outre les aptitudes médicales, avoir une bonne vue par exemple, le concours est ultra sélectif. La formation très exigeante dure 5 ans. Et les pilotes ne cessent d'étudier pour se maintenir à niveau.

"La chance du Rafale c'est ce que c'est un avion très polyvalent. Mais c'est également une source de travail considérable. Pour être performant en mission d'attaque contre un navire ou en mission de protection des troupes au sol, il faut connaître toutes les procédures, il y a énormément de documentations à lire et à apprendre", ajoute le lieutenant de vaisseau Cyril. Il y a quelques semaines, les pilotes de la flottille 17F étaient aux portes de l'Ukraine, dans le ciel de la Roumanie pour sécuriser les frontières de l'Otan. Ils retourneront bientôt sur le porte-avions Charles de Gaulle, pour une nouvelle mission. 

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