2 min de lecture Société

Rennes : plusieurs centaines de manifestants pour défendre les "free parties"

Samedi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Rennes pour dénoncer les poursuites "disproportionnées" contre les organisateurs d'une rave party qui a réuni près de 2.400 personnes le soir du Nouvel An.

Une manifestante lors d’un rassemblement pour soutenir les organisateurs d'une rave party organisée le soir du Nouvel An, à Rennes le 23 janvier 2021.
Une manifestante lors d’un rassemblement pour soutenir les organisateurs d'une rave party organisée le soir du Nouvel An, à Rennes le 23 janvier 2021. Crédit : Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Samedi 23 janvier, plusieurs centaines de "teufeurs" ont manifesté à Rennes pour défendre l'organisation de "free parties" et dénoncer la "répression" qui fait suite à la rave party de Lieuron (Ille-et-Vilaine). La fête clandestine avait réuni 2.400 personnes le soir du Nouvel An. Neuf personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire. Un jeune homme âgé 22 ans a été incarcéré pendant 18 jours avant d'être libéré vendredi.

Les manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville de Rennes. Selon les chiffres de la police, 800 personnes, parmi lesquelles des manifestants contre la loi de sécurité globale, se sont ainsi réunies sur fond de musique techno. "On est là pour montrer qu'on ne se laissera pas faire... mais pacifiquement!", lance Florian, cuisinier de 24 ans, qui a participé à la rave. "Ça fait 30 ans que les free parties existent et 30 ans qu'elles sont réprimées", a-t-il déploré, précisant qu'il a été verbalisé trois fois pendant la fête du Nouvel An. 

"Touche pas à ma teuf !"

"Le hardcore, c'est bon pour le corps", "Qui sème la répression, récolte la RAVEolution" ou "Ouvrez les théâtres, pas nos arcades sourcilières", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les contestataires. "On ne doit pas encourir 10 ans de prison juste pour avoir fait danser", a estimé Kahoura, intérimaire de 18 ans, qui portait une pancarte "Touche pas à ma teuf! Tous organisateurs". 

"Si quelqu'un doit prendre, c'est nous tous parce qu'on était tous là, on est tous responsables. (....) On n'a rien fait de mal, on voulait juste fêter la Nouvelle Année. Elle a été tellement dure, on avait besoin de s'évader", a-t-elle ajouté tandis qu'une autre manifestante dénonçait que les organisateurs de la rave party soient, selon elle, poursuivis plus sévèrement que certaines personnes accusées de viol.

Plusieurs blessés et 14 interpellations

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En fin d'après-midi, des manifestants ont tenté de mettre en place un "sound system", confisqué par les forces de l'ordre puisque ce type d'installation a été interdit par le préfet. L'intervention a entraîné des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, qui ont fait l'objet de jets de projectiles. Grenades lacrymogènes et canon à eau ont été lancés tandis que de nombreux passants faisaient leurs courses en ce premier samedi de soldes.

Selon l'AFP, au moins une vitrine a été brisée et "plusieurs personnes" ont été blessées, d'après les manifestants. De son côté, la police a indiqué sur Twitter "14 interpellations", de "légères dégradations" et trois gendarmes mobiles blessés par des "tirs de mortiers". 

"La police a chargé sans la moindre sommation les manifestant.es qui attendaient pacifiquement le discours des organisateur.ices", jugent les organisateurs de la manifestation dans un communiqué. "Le mépris de la préfecture pour la jeunesse et la culture ne fera que renforcer notre détermination", ont-ils ajouté. Ces derniers ont par ailleurs demandé "l'arrêt des poursuites disproportionnées" contre les organisateurs de la Rave party.

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