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Référendum sur la maltraitance animale : une pétition franchit le cap des 500.000 signatures

VU DANS LA PRESSE - Cent vingt-neuf parlementaires soutiennent l'organisation d'un référendum d'initiative partagée contre la maltraitance animale.

Un chien et un chat (illustration)
Un chien et un chat (illustration)
Crédit : JOSEPH EID / AFP
Venantia Petillault & AFP

Un mois et demi après son lancement, la campagne en vue d'organiser un référendum d'initiative partagée (RIP) contre la maltraitance animale a franchi lundi 17 août le cap des 500.000 signatures.

Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Bardot, a salué "l'engagement fort des citoyens". "C'est formidable ! On a rarement l'occasion de réunir 500.000 signataires lors de nos pétitions", a-t-il réagi, regrettant que le compteur des parlementaires avance beaucoup moins vite, à cause de "la pression des lobbies". Cent vingt-neuf parlementaires ont toutefois apporté leur soutien à l'initiative selon le site Référendum pour les animaux.

Six mesures phares sont retenues par ses promoteurs : sortie de l'élevage intensif, interdiction de l'élevage en cage et pour la fourrure, interdiction de la chasse à courre et traditionnelle, des spectacles d'animaux sauvages et fin de l'expérimentation animale si les alternatives existent. Le RIP permet de soumettre une proposition de loi au référendum si elle est soutenue par au moins un cinquième des membres du Parlement (185 parlementaires) et 10% des personnes inscrites sur les listes électorales (soit 4,7 millions de citoyens). Brigitte Gothière, présidente de L214, s'est réjouie que "l'été n'ait pas éteint le feu autour de cette initiative. Le compteur continue de tourner inexorablement".
Pour le journaliste Hugo Clément, à l'origine du projet lancé le 2 juillet avec notamment la navigatrice Marie Tabarly : "le combat se focalise sur le cap des 185 parlementaires". "On les laisse venir, on n'a pas de date butoir. D'ici septembre, on sera plus offensif, on ira les chercher un par un pour leur demander s'ils souhaitent ou non soutenir ce projet", a-t-il dit. Hugo Clément a obtenu le soutien de Xavier Niel, Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon, trois grands patrons français.

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