2 min de lecture Islamisme

Quel avenir pour la liberté d'expression à l'école ?

"Il y a une religiosité plus grande, qui structure aujourd'hui davantage d'élèves qu'hier", a déploré Yannis Roeder, professeur d'histoire en Seine-Saint-Denis, sur RTL.

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Où va la France ? : quel avenir pour la liberté d'expression à l'école ? Crédit Image : FRANCOIS LO PRESTI / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
Eric Brunet édité par Marie Gingault

Après l'attentat contre le professeur d'histoire-géographie Samuel Paty, la question de la liberté d'expression à l'école est plus que jamais au cœur des débats. Beaucoup de personnalités politiques ont dit qu'il y aura un avant et un après Samuel Paty.

Concernant l'après, la question est de savoir comment apprendre ou réapprendre la laïcité et la liberté d'expression à l'école. Pour Yannis Roeder, professeur d'histoire en Seine-Saint-Denis et membre du Conseil des sages de la laïcité, "certains (profs) nécessairement sont obligés de faire attention à ce qu'ils disent, cela ne veut pas dire qu'ils s'auto-censurent et ça ne veut pas dire qu'ils sont beaucoup". 

"Enseigner ça demande aussi d'avoir une relation de confiance parce qu'avec votre classe, quand on est enseignant, se crée une véritable relation affective", a ajouté le professeur au micro de RTL avant de préciser que "tout dépend des contextes, à la fois le contexte de classe et le contexte d'établissement (le quartier). Il se joue au niveau local beaucoup de choses, et on peut à un kilomètre de distance vivre des choses complétement différentes avec une population qui peut être la même".

Il y a une plus grande religiosité qui pousse une minorité vers la radicalité

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Le constat est que l'ancien inspecteur général Jean-Paul Obin avait, déjà en 2016, rendu un rapport inquiétant, laissant imaginer que les choses ont depuis empiré. "Même si c'est parfois difficile, il ne faut pas imaginer qu'une salle de classe est un combat permanant. Il y a des moments qui peuvent être plus compliqués que d'autres, mais il ne faut pas imaginer non plus qu'on a en face de nous systématiquement des petits islamistes avec le couteau entre les dents, pour reprendre une image célèbre", tempère Yannis Roeder.

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Toutefois, l'enseignant admet que "ce qui est vrai c'est que ce que je constate moi c'est qu'il y a une religiosité plus grande, qui structure aujourd'hui d'avantage d'élèves qu'hier et qui s'inscrit vraiment profondément dans l'identité de certains. Cette plus grande religiosité j'ai l'impression qu'elle pousse une minorité vers la radicalité et celle-ci s'exprime dans les classes, dans les établissements scolaires, je le vois, j'ai vu des changements". 

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