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Faut-il renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école ?

Parmi les mesures annoncées par Emmanuel Macron sur la lutte contre les séparatismes figure le renforcement de l'apprentissage de l'arabe à l'école. Le projet de loi sera présenté le 9 décembre prochain en Conseil des ministres.

Une école à Villers-lès-Nancy ce mardi 12 mai (illustration)
Une école à Villers-lès-Nancy ce mardi 12 mai (illustration)
Crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Faut-il renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école ?
40:47
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Eric Brunet

Emmanuel Macron a annoncé un certain nombre de mesures pour lutter contre les séparatismes qui seront présentées le 9 décembre prochain en Conseil des ministres. Parmi elles, le renforcement de l'apprentissage de l'arabe à l'école pour lutter contre le séparatisme religieux.

"Ce n’est pas en renforçant l’apprentissage de la langue arabe qu’on va s’attaquer à l’islamisme, au radicalisme, au séparatisme", estime la philosophe et islamologue Razika Adnani. "Parce que la langue arabe est une langue qui est prise en otage par l’islamisme et le fondamentalisme", explique-t-elle.

Cependant, cette mesure est importante selon Bruno Bonnel. Le député La République en Marche précise que la langue arabe "fait partie du quotidien de millions de Français" et qu'il faut prendre en compte que son apprentissage se fait également en regardant la télévision étrangère, avec parfois des "informations clairement orientées contre (notre) propre pays."

L'arabe est dans une situation de schizophrénie en France

Bruno Levallois, inspecteur général de l'Éducation nationale

"L'arabe est dans une situation de schizophrénie en France", clame quant à lui Bruno Levallois, inspecteur général de l'Éducation nationale. Pour lui, elle est à la fois "une langue extrêmement valorisée sur un plan académique" et "une langue ressentie comme celle des immigrés, d'une classe sociale laborieuse, pauvre et sans doute dangereuse".

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Aurélien Pradié avait immédiatement réagi à l'annonce du président sur Twitter. Le député Les Républicains dénonce le lien fait par le président entre les séparatismes et l'apprentissage. "Un gamin de 16 ans qui se radicalise, ce n'est pas parce que vous lui apprenez l'arabe 30 minutes dans la semaine (...) qu'il ne va pas se radicaliser", estime-t-il.

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