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Prix du carburant : le ras-le-bol des automobilistes face à la hausse des taxes

Alors que les prix à la pompe continuent de grimper, plusieurs pétitions en ligne demandent au gouvernement de faire baisser les taxes sur le carburant.

Un automobiliste à la pompe à essence (illustration).
Un automobiliste à la pompe à essence (illustration).
Crédit : Philippe HUGUEN / AFP
Camille Kaelblen
Camille Kaelblen

La coupe est pleine pour beaucoup d'automobilistes. Alors que les prix du carburant ont flambé en un an (+23% pour le diesel et +14% pour l'essence), Priscillia Ludosky, une habitante de Savigny-Le-Temple (Seine-et-Marne), a lancé fin mai une pétition adressée au ministère de la Transition écologique et solidaire pour protester contre cette hausse des tarifs à la pompe. Celle-ci a depuis été signée par plus de 20.000 internautes.

Dans cette pétition, la jeune femme demande au gouvernement de faire baisser les taxes sur le carburant. "Quand j’ai vu mon plein passer de 45 à 70 euros, j’ai cherché à savoir de quoi était composé ce prix. Je me suis rendue compte que le gouvernement pouvait agir en baissant les taxes. C'est donc ce que je lui demande", explique-t-elle au journal Le Parisien.

"La hausse des taxes imposées par le gouvernement n'est pas la solution"

Actuellement, la TICPE (taxe sur les produits énergétiques) et la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) représentent à elles seules 60% du prix final du carburant. Et cette hausse est loin d'être terminée : l'objectif du gouvernement est d'aligner les prix du diesel et de l'essence d'ici à 2022. La hausse des taxes devrait donc se poursuivre, chaque année, jusqu'à la fin du quinquennat, et ce quel que soit le prix du baril.

"Il est tout à fait honorable que nous cherchions des solutions pour circuler en polluant le moins possible notre environnement", reconnaît Priscillia Ludosky dans sa pétition, "mais la hausse des taxes imposée par le gouvernement n'est pas la solution". Plutôt que de taxer les Français, elle suggère que le gouvernement encourage le développement des biocarburants ou du télétravail.

"Utiliser l'écologie pour faire des impôts supplémentaires n'est pas honnête"

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Invitée de RTL le 22 octobre, l'ancienne ministre de l'Écologie Ségolène Royal dénonçait également ces hausses successives du prix du carburant. "Est-ce que du jour au lendemain, les automobilistes peuvent vendre leur voiture diesel pour acheter une voiture hybride ou électrique ? La réponse est non", tranche-t-elle.

"Cette taxation sur l'essence et le gasoil, c'est juste faire des impôts supplémentaires. Et utiliser l'écologie pour faire ces impôts supplémentaires, ce n'est pas honnête", dénonce-t-elle, accusant le gouvernement de "prendre l'écologie en otage" pour "remplir les caisses".

D'autres initiatives fleurissent

Face à la flambée des prix à la pompe, plusieurs autres lettres de protestation ont été mises en ligne. Une pétition intitulée "Augmentation intempestive des carburants 2018" et adressée à Emmanuel Macron a également recueilli plus de 27.000 signatures sur le site Mesopinions.com. Une autre, lancée par Jean-Marc sur le site Citizaction.fr et intitulée "Stop à l'inflation délirante des taxes sur le carburant" a été signée par plus de 22.000 internautes.

En septembre, l'association 40 millions d'automobilistes lançait "Coup de pompe", une action qui invite les conducteurs à envoyer leur facture d'essence à l'Élysée avec une lettre de protestation.

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