5 min de lecture La revue de presse

Pour sauvez les librairies, les livres se vendent désormais au mètre

Le salut des vendeurs de livres pourrait venir d'une initiative atypique : la vente en gros, mais plus pour la lecture.

BEGOT 245300 La Revue de Presse Amandine Begot
>
Pour sauvez les librairies, les livres se vendent désormais au mètre Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Dans les journaux, ce matin, où est le sauveur ? Et d'abord, qu'est-ce qui pourrait sauver les librairies ? Des librairies à l'agonie qui ferment les unes après les autres, victimes d'internet. Comment survivre ? Eh bien la plus grande libraire de New York croit avoir trouvé la solution. C'est le journal Les Échos qui nous raconte ce matin comment Strand, la plus prestigieuse vendeuse de livres de New York - 28 km de rayonnages -, a décidé de vendre des livres au mètre. Pour diversifier ses revenus, elle remplit sur commande les étagères des financiers de Wall Street. 

L'idée est venue à la fondatrice de la librairie, il y a quelques années, quand elle a vu des décorateurs d'intérieur venir acheter des livres par cartons entiers pour leurs clients, pour faire bien dans le salon. Strand peut même vous composer une étagère de livres d'une seule couleur pour aller avec le canapé, et ça marche. Il n'est pas rare ces derniers jours qu'on lui commande plus de 100 mètres de livres, soit 5000 bouquins. Reste à inventer un service de manipulation de livre pour les écorner ou les annoter et faire croire qu'on les a lus. Mais si le salut des libraires passe par là, pourquoi pas.

Quel avenir après le Brexit ?

Dans la presse aussi : où est le sauveur après le Brexit ? Les tabloïds anglais pro-Brexit ne se posent pas la question : le sauveur c'est Boris Johnson, ex-maire de Londres et sans doute futur premier ministre. En une du Sun, jeu de mots tennistique : "New balls please", "Balles neuves s'il-vous-plait", sachant qu'en Anglais, "Balls" a une autre significations que "balles". Avec "Boris le revenant", en Anglais, "Boris Backer". Jeu de mots subtil. 

À lire aussi
Les syndicats ont appelé à se mobiliser contre les suppressions de poste la revue de presse
Directeur d'école : une profession "à bout de souffle", selon une étude

En France, ce n'est pas tant le sort du Royaume-Uni que celui de l'Europe qui préoccupe. "Tout reconstruire" titre Les Échos avec un drapeau européen déchiré en une, tandis qu'en une de Libération, c'est le drapeau anglais qui est déchiré : "Le début du tunnel". En une du Figaro, un drapeau européen tout froissé devant Big ben : "Le Royaume-Uni déchiré, l'Europe déboussolée". Et en une de L'Opinion, un drapeau européen apparaît dans une serrure "Avenir de l'Europe : qui a la clef ?"

"Les falaises de Douvres sont toujours à 33 km des cotes françaises et elles le resteront" constate Jean-Dominique Merchet, qui veut croire que même après ce désolant Brexit, le Royaume-Uni sera toujours l'un des principaux pays d'Europe. Et il serait sage de ne pas l'oublier en succombant aux passions vengeresses d'un divorce pour faute. C'est aussi ce que dit Alexis Brézet dans Le Figaro, qui s'en prend à ceux qui ont semblé dire ce weekend "Messieurs les Anglais, tirez-vous les premiers !".es mêmes qui, depuis des semaines, juraient aux Britanniques un amour éternel, se précipitent pour fermer la porte à double tour. "La crise gravissime que traverse l'Europe ne se résoudra pas dans les invectives ou les représailles". "C'est le moment de reprendre la main, de chercher à construire plutôt que de danser sur des cendres, si nous ne voulons pas nous réveiller un matin comme nos amis Anglais qui se disent aujourd'hui : +Oh my goodness!+", conclut Carole Bouillé dans L'Union.

Prendre l'initiative et ne pas subir c'est ce que font Anne Hidalgo et Sadiq Khan. La maire de Paris et le maire de Londres signent ce matin une tribune commune dans Le Parisien et dans le Financial Times pour dire qu'ils veulent travailler plus étroitement ensemble : "Les villes-monde sont des contrepoids puissants face à la léthargie des États-nations et à l'influence des lobbys. Ensemble nous façonnerons le siècle à venir"."Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain". En Angleterre, il y a un autre proverbe pour le dire : "Don't throw out the champagne with the cork", "Ne jetez pas le champagne avec le bouchon".

Dans la presse aussi, le spectre d'un second Brexit

L'Équipe titre sur le spectre d'un second Brexit, avant Angleterre-Islande, ce soir. En cas d'échec, les Anglais s'enfonceraient dans une crise profonde. Mais en fait ce qu'il faut lire dans cette double page, c'est l'article à côté sur la préparation de l'équipe d'Islande. Titre de l'article : "Einstein, le chihuaha et le rhinoceros". En fait, dans l'hôtel d'Annecy ou les Islandais sont installés, il y a dans leur salle de réunion une photo qui montre un chihuahua en train de courir après un rhinocéros dans un décor de savane. Une allégorie de l'Islande qui jouera ce soir face au plus gros rhinocéros qu'elle ait eu à affronter dans cet Euro. La photo fait partie du lavage de cerveau que fait subir le sélectionneur Islandais à ses joueurs. À côté du cliché, il y a une citation d'Einstein : "Si vous ne pouvez expliquer quelque chose simplement, c'est que vous ne l'avez pas bien compris." En attendant, on se prend à rêver d'un exploit du chihuahua, que l'on retrouverait en quart de finale.

Et pour finir, un sauveur ultime dans la presse. Le sauveur de tous les bleus possibles et imaginables. On poste sa photo sur les réseaux sociaux en l'accompagnant de cris de joie et de ouf de soulagement. Ce n'est pas Antoine Griezmann, même si effectivement, il squatte toutes les unes de la presse ce matin. Pour La Dépêche du Midi, il est "LE GRAND BLEU". "Le régional de l'épate" pour Le Progrès de Lyon, "Le sauveur" pour Les DNA. Et pour L'Équipe, "Griezmann is on fire".

Mais en fait non. Le vrai sauveur, ce matin, il est en page 14 du Parisien-Aujourd’hui en France : le Synthol. À partir de ce matin, le médicament culte est de nouveau livré dans les pharmacies françaises d'où il avait disparu depuis 2014. En cause, un problème de pénurie du principe actif qui compose la solution et qui avait entraîné une suspension de la fabrication voilà maintenant deux ans. Depuis, c'était le désespoir, et un déferlement inédit sur les réseaux sociaux de gens qui se plaignaient de cette disparition. 

"Coup de bol, revoilà le Synthol" titre Le parisien-Aujourd'hui en France, qui explique qu'au moment de sa disparition, on comptait 16 millions d'utilisateurs en France pour un taux de notoriété de la marque de 92%. C'est énorme, et c'est surtout dû à des campagnes de pub cultes. Le Synthol est de retour, avouez que c'était vraiment le bon moment de faire revenir une France une solution pour les bleus. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
La revue de presse Brexit Librairies
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7783864069
Pour sauvez les librairies, les livres se vendent désormais au mètre
Pour sauvez les librairies, les livres se vendent désormais au mètre
Le salut des vendeurs de livres pourrait venir d'une initiative atypique : la vente en gros, mais plus pour la lecture.
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/pour-sauvez-les-librairies-les-livres-se-vendent-desormais-au-metre-7783864069
2016-06-27 10:27:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/QNHPtY1azHgPBMahe7BK1Q/330v220-2/online/image/2015/0921/7779798695_adeline-francois.gif