2 min de lecture Sexualité

Pornographie : peut-on en avoir une consommation saine ?

PODCAST - Jean-Charles, Florian et Andrew ont tous découvert la pornographie à l'adolescence. Ils racontent leur rapport à ce cinéma pas tout à fait comme les autres.

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Saison 2 - 5. La pornographie, un cinéma comme les autres ? Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date : La page du podcast
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

"C'est quoi ça ?!" Voilà la réaction d'Andrew lorsqu'il a découvert la pornographie aux alentours de 13 ans. C'est à cet âge-là que la plupart des hommes regardent leur premier film. Encouragés par leurs amis, comme Florian, ou par la curiosité, comme Jean-Charles. Dans le cinquième épisode du podcast Les Français au lit, tous trois racontent leur rapport à la pornographie. Est-ce un cinéma comme les autres ?

Jean-Charles insiste : pour lui la pornographie est un genre cinématographique au même titre que les thrillers ou les comédies romantiques. "J'ai jamais vraiment compris cette espèce de stigmatisation du cinéma porno, explique-t-il. Il n'y a rien de honteux là dessus. Je trouve que toutes les critiques qui sont faites sont généralement des faux procès ou des choses pour se donner bonne conscience."

De son côté, Andrew en regarde régulièrement mais après avoir travaillé dans l'industrie du porno et avoir vu "l'envers du décor", il a décidé de se tourner vers les productions amatrices : les vidéos "home-made" (faites maison). "Je trouve ça beaucoup plus, beaucoup plus excitant et beaucoup plus vrai", justifie-t-il.

C'est l'excès de porno qui est désastreux, mais pas le porno en lui même

Alain Héril
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Ces usages réguliers de la pornographie n'alarment pas le sexothérapeute Alain Héril. "Je pense que ça serait une erreur de dire que le porno c'est pas bien. C'est l'excès de porno qui est désastreux, mais pas le porno en lui même", explique-t-il.

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Pour lutter contre les représentations malsaines de la sexualité et des corps, il recommande de visionner du porno féministe comme celui d'Erika Lust qui montrent "de véritables orgasmes" et de "vrais corps".

Une source d'addiction

Pour Florian, 30 ans, regarder de la pornographie a été un véritable problème. Il raconte qu'il s'est "auto-diagnostiqué addict". "Des fois, je m'asseyais. Le but, c'était d'aller voir mes mails devant mon écran et en fait en 2-2, j'étais sur un site porno", décrit-il. Après un "sevrage" il a réussi à s'en sortir. "Aujourd'hui je suis dans une fréquence de pornographie complètement minime par rapport à ce que c'était".

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L’addiction à la pornographie concerne 5% des hommes, 3% des femmes. "Si vous êtes addict à la pornographie, ce qui est important, c'est de pouvoir trouver un interlocuteur" explique Catherine Simon. Elle est addictologue à Brest et elle accompagne des patients qui souffrent de cette addiction.

"Ce qui peut leur être proposé, ce sont des thérapies cognitivo-comportementales où on aide la personne à analyser ses pensées, ses émotions, repérer les facteurs déclenchants", explique-t-elle.

Mais la véritable solution selon elle reste la prévention : pourquoi pas proposer des cours d'éducation sexuelle dédiés à la pornographie à l'école ?

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