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Policiers accusés de racisme au tribunal de Paris : le lanceur d’alerte sanctionné

Le brigadier-chef Amar Benmohamed a reçu un avertissement pour ne pas avoir rendu son rapport en temps voulu. Celui-ci dément.

Le brigadier en chef de la police nationale Amar Benmohamed, le 22 juillet 2020 à Paris
Le brigadier en chef de la police nationale Amar Benmohamed, le 22 juillet 2020 à Paris Crédit : YANN CASTANIER / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
louis
Louis Chahuneau et AFP

L'annonce peut sembler absurde. Le brigadier-chef et lanceur d'alerte Amar Benmohamed, qui avait dénoncé en juillet 2020 le racisme et la maltraitance subis par certains détenus dans les cellules du dépôt du tribunal judiciaire de Paris, vient de recevoir un avertissement pour avoir tardé à faire un rapport à sa hiérarchie, selon son avocat Me Arié Alimi.

Si cet avertissement constitue le plus bas pallier dans l'échelle des sanctions, son avocat dénonce "une volonté d'empêcher le combat contre le racisme dans la police". De son côté, Amar Benmohamed dément avoir tardé à rendre son rapport. Il assure au contraire avoir rédigé celui-ci le jour où sa hiérarchie le lui a demandé, après en avoir parlé oralement avec elle.

Il lui est aussi reproché de ne pas avoir mentionné dans le rapport les noms des personnes "qui avaient dénoncé auprès de lui les comportements critiquables". Mais le principal concerné explique avoir tu les noms pour éviter d'éventuelles pressions judiciaires sur ses collègues. Il assure en revanche être prêt à les communiquer dans le cadre d'une enquête judiciaire.

Sanctions contre cinq fonctionnaires concernés

L'affaire du dépôt du tribunal judiciaire remonte à juillet 2020 lorsque le média en ligne indépendant Streetpress a publié le témoignage à visage découvert d'Amar Benmohamed sur des faits de maltraitance, de racisme ou de propos déplacés de la part de certains de ses collègues policiers envers des détenus incarcérés dans les cellules du tribunal judiciaire de Paris.

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L'IGPN a été saisie pour mener une enquête administrative à la suite des révélations. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a par ailleurs déclaré que des sanctions allaient être prononcées contre cinq fonctionnaires de police. Un conseil de discipline devait aussi se tenir en septembre pour l'un des fonctionnaires.

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