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Police : quels problèmes pose l'utilisation du Taser ?

Le remplacement de la technique de l'étranglement par l'utilisation du Taser voulu par le ministère de l'Intérieur a mis en colère les syndicats de policiers.

Illustration de policiers municipaux équipés de tasers.
Illustration de policiers municipaux équipés de tasers. Crédit : Stéphane Danna - AFP
Jérémy Billault

"Ecoeurement", "sentiment d'abandon", "fébrilité au sommet de l'Etat" : tous les syndicats, allant des gardiens de la paix aux officiers et aux commissaires, ont tiré la sonnette d'alarme après les déclarations de Christophe Castaner lundi dernier.

Dans son discours, le ministre de l'Intérieur annonçait notamment sa volonté de suspendre la technique de l'étranglement lors des interpellations, jugée trop dangereuse et parfois mal pratiquée. 

L'alternative qui sera proposée jeudi et vendredi lors d'une rencontre avec les syndicats est le développement de l'utilisation du pistolet à impulsion électrique, également appelé Taser. Mais cette solution ne fait pas l'unanimité au sein des forces de l'ordre. 

Pour le délégué national à la formation pour le syndicat UNSA Police, Thierry Launois, interrogé au micro de RTL, les deux techniques ne sont pas interchangeables.

Un danger en cas de problèmes cardiaques

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"Le pistolet à impulsion électrique ne va pas remplacer l'étranglement, c'est une solution qu'on utilise aujourd'hui et qui est très bien car on garde l'individu à distance, explique-t-il. L'étranglement, on le pratique en général sur des contrevenants qui sont alcoolisés ou drogués, qui ne sentent pas la douleur...".

Même son de cloche du côté du syndicat SGP Police et de l'un de ses responsables Rocco Contento. "Le problème c'est que la pratique du Taser n'est pas enseignée en école de police, il faudra faire de la formation. Le Taser, qui est utilisé massivement aux États-Unis, n'est pas sans risque. Il suffit qu'une personne ait un problème cardiaque, si vous la 'tasez' pendant qu'elle commet une infraction, elle peut en mourir."

En 2007, l'ONU jugeait que le Taser était "une forme de torture", tandis qu'Amnesty International le considère comme une arme dangereuse.

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