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Nucléaire : "Les signaux sont plutôt dans le mauvais sens" en France, juge un expert

INVITÉ RTL - Yves Marignac, expert indépendant sur le nucléaire, estime que le parc français voit son vieillissement atténuer les effets du renforcement de la sécurité.

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), en avril 2013 (photo d'illustration).
La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), en avril 2013 (photo d'illustration).
Crédit : AFP / SEBASTIEN BOZON
Nucléaire : "Les signaux sont plutôt dans le mauvais sens" en France, juge un expert
04:20
RTL Midi -  Christelle Rebière
Christelle Rebière
Animateur

Au Japon, des sirènes ont retenti sur la côte aux abords de Fukushima ce jeudi 11 mars, 10 ans après le séisme et le tsunami qui avaient engendré une catastrophe nucléaire. Le pays a observé une minute de silence pour se remémorer un drame qui avait obligé le déplacement de 95.000 personnes, dont peu sont revenues chez elles à ce jour. 

En France, le nucléaire représente encore 70% de la production, et l'objectif fixé par François Hollande de 50% en 2025 est d'ores et déjà impossible. "C'est hors d'atteinte", confirme sur RTL Yves Marignac, expert indépendant sur le nucléaire, porte-parole de l'association négaWatt. 

Un but raté faute d'avoir mis en œuvre des méthodes alternatives de production d'électricité, selon l'expert, et les 50% sont "déjà reportés à 2035", rappelle-t-il. "Nous n'avons pas les moyens de construire des réacteurs nucléaires pour remplacer le parc existant" qui est vieillissant, juge Yves Marignac. 

Des renforcements contrebalancés par le vieillissement

Dans ce contexte, et même si des renforcements ont été ordonnés par l'Autorité de sureté du nucléaire, la qualité de la sécurité est à nuancer. "Il faut faire la balance entre le renforcement des installations (...) par rapport aux effets de vieillissement", note Yves Marignac. En effet, 10 ans après "des prescriptions assez ambitieuses" de l'ANS, tous les travaux n'ont pas été entrepris ou terminés, certains ne seront pas finis avant les années 2030. Les recommandations post-Fukushima se heurtent donc à 10 ans de vieillissement supplémentaire

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Selon l'expert, cela envoie "des signaux des difficultés d'EDF à maintenir ces réacteurs", et pose le problème de sa compétitivité industrielle. "Les signaux sont plutôt dans le mauvais sens par rapport à ces enjeux", pointe-t-il sans alarmer sur un potentiel risque imminent ou majeur d'être confronté à un incident nucléaire. 

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