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Notre-Dame-des-Landes : les forces de l'ordre redoutent l'évacuation de la ZAD

Quel que soit le scénario privilégié par le gouvernement, une poursuite ou un abandon du projet de construction de l'aéroport, les forces de l'ordre craignent que l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes dégénère.

Mobilisation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 9 janvier 2016.
Mobilisation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 9 janvier 2016.
Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Notre-Dame-des-Landes les forces de l'ordre redoutent l'évacuation de la Zad
01:21
Thomas Prouteau
Journaliste

Le rapport des médiateurs du dossier de Notre-Dame-des-Landes est remis ce mercredi 13 décembre au Premier ministre Édouard Philippe. Ce n'est pas le premier. Mais Emmanuel Macron a promis de prendre une décision en janvier.

Il faut dire que le dossier dure depuis plus de 50 ans. Il y a deux options : soit on construit cet aéroport, soit on agrandit celui de Nantes-Atlantique. Mais dans tous les cas, il faudra bien un moment évacuer la fameuse "ZAD", la Zone à défendre occupée par les adversaires du projet. Et ce ne sera pas une partie de plaisir.


Plusieurs hauts responsables de la gendarmerie le disent sans détour : ils redoutent l'évacuation et la violence de la contestation, aéroport ou pas. Le spectre qui plane sur l'opération c'est le drame de Sivens en 2014 et la mort de Rémi Fraisse après l'explosion d'une grenade lancée par les forces de l'ordre.

200 à 300 zadistes présents sur le site

Or, les gendarmes en sont convaincus : les occupants de Notre-Dame-des-Landes ont organisé une résistance bien plus dure avec tours de guets, pièges creusés dans le sol et stocks de cocktails Molotov.

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En l'état, si l'on évacue, il y aura des blessés des deux cotés lâche un haut-gradé. Chez les forces de l'ordre, on entend dire qu'il pourrait y avoir trois ou quatre morts. Donc il y a une grande crainte à se lancer dans une épreuve de force. Le gouvernement ne peut pas "se payer une bavure", analyse Alba Ventura sur RTL.

Le scénario le plus difficile serait bien entendu celui d'une décision favorable à l'aéroport. La contestation pourrait alors mobiliser des milliers d'opposants en plus des 200 à 300 "zadistes" présents sur le site. Même si le projet est abandonné, explique un officier, récupérer les terres occupées entraînera des échauffourées violentes.

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