4 min de lecture Attentat à Nice

Attentat à Nice : ce que l'on sait sur l'attaque sur la Promenade des Anglais

Un camion qui a foncé sur la foule lors du feu d'artifice du 14 juillet à Nice a fait au moins 80 victimes. 18 personnes seraient également en état "d'urgence absolue".

Les forces de l'ordre sont mobilisées en nombre après l'attaque à Nice, le 14 juillet 2016
Les forces de l'ordre sont mobilisées en nombre après l'attaque à Nice, le 14 juillet 2016 Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
et AFP

Les festivités du 14 juillet ont viré au cauchemar. À Nice, un camion a foncé sur la foule peu après 22h30 lors du traditionnel feu d'artifice pour la fête nationale. Rapidement après les faits, la préfecture des Alpes-Maritimes a évoqué un attentat. François Hollande, qui était en déplacement à Avignon, est rentré en urgence à Paris pour diriger une cellule de crise avec Manuel Valls et les services de sécurité. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait le chemin inverse et est arrivé à Nice dans la nuit pour se réunir avec Christian Estrosi et les forces spéciales.

Le véhicule, un camion blanc, a foncé à pleine vitesse sur les gens selon un journaliste de l'AFP sur place, suscitant un mouvement de panique et jetant des débris tout autour. Des coups de feu auraient été entendus selon certains témoignages alors que la préfecture des Alpes-Maritimes a conseillé aux habitants de rester cloîtrer pour se mettre le plus rapidement à l'abri.

>> EN DIRECT - Suivez l'évolution de la situation après l'attaque perpétrée à Nice

Quel est le bilan de cette attaque ?

Le bilan encore provisoire est déjà extrêmement lourd sur la Promenade des Anglais. Le ministre de l'Intérieur a évoqué 80 morts, une centaine de blessés dont 18 sont en état "d'urgence absolue". Le chauffeur du camion a foncé dans la foule et traîné des personnes sur près de 2 kilomètres. Selon un témoignage recueilli par 20 minutes, une personne présente sur place parle d'une "vitesse folle, peut-être 90 km/h". Le chauffeur aurait été abattu par les forces de l'ordre. 

Que sait-on du chauffeur ?

À lire aussi
Deux ans après l'attentat sur la Prom', un feu d'artifice a de nouveau été tiré à Nice 14 juillet
14 juillet : premier feu d'artifice à Nice depuis l'attentat meurtrier de 2016

À ce stade, l'identité du conducteur du camion demeure inconnue. "Des investigations sont menées pour savoir si l'individu a agi seul ou s'il a bénéficié de complices qui auraient pris la fuite", a affirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Des papiers d'identité au nom d'un Franco-Tunisien de 31 ans, domicilié à Nice, ont été retrouvés à l'intérieur du camion mais l'identification formelle est toujours en cours. Selon une source policière, l'homme figurant sur les papiers est seulement connu pour des faits de droit commun.

Des armes ont également été retrouvées à bord d'une camion. Une source proche de l'enquête parle notamment d'une "grenade inopérante" et "d'armes longues factices". Le chauffeur aurait tiré à plusieurs reprises avant d'être abattu par la police. 

Peut-on parler d'un attentat ?

Attaque ou attentat ? Si la préfecture des Alpes-Maritimes a immédiatement évoqué un "attentat", les autorités sont restées prudentes pendant plusieurs heures refusant d'employer ce terme après qu'un camion a foncé dans la foule lors du 14 juillet. Néanmoins, le choix du mode opératoire et de cette date hautement symbolique évoquent les consignes de groupes jihadistes comme Al-Qaïda ou l'organisation État Islamique.

Le doute n'est pas permis pour François Hollande. Lors de son allocution télévisée, le président de la République a déclaré que "le caractère terroriste ne pouvait être nié". "C'est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamisme. Nous devons faire la démonstration d'une vigilance absolue et d'une détermination sans faille", a-t-il déclaré. À noter également que la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête.

L'état d'urgence prolongé

François Hollande a annoncé la prolongation de trois mois de l'état d'urgence, qui devait initialement s'achever le 26 juillet, après l'attentat meurtrier de Nice. "J'ai décidé que l'état d'urgence, qui devait prendre fin le 26 juillet, sera prolongé de trois mois", a-t-il déclaré alors qu'il a également déclaré qu'un "projet de loi sera soumis d'ici la semaine prochaine au Parlement". Mais cette prolongation de l'état d'urgence n'est pas la seule annonce du président de la République. Le chef de l'État a également évoqué l'opération Sentinelle qui sera maintenue et l'appel à la réserve opérationnelle. 

Comment joindre ses proches ?

La ville de Nice a rapidement déployé une cellule de crise afin de répondre aux questions des familles. Le Plan blanc a notamment été déclenché dans l’agglomération niçoise et un numéro de téléphone a également été ouvert pour faciliter la prise en charge des victimes et informer leurs proches. Il s’agit du 04.93.72.22.22.
La cellule d'aide aux victimes du quai d'Orsay, déjà activée lors des attentats de 2015, est opérationnelle avec un numéro d'urgence après l'attentat de Nice, a annoncé le quai d'Orsay. Un numéro d'urgence est disponible au 01.43.17.56.46.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Attentat à Nice Attentat Nice
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants