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Municipales : à Marseille, la pollution des bateaux donne du fil à retordre aux candidats

Alors que la bataille des municipales est lancée, les candidats à la mairie de Marseille s'intéressent de plus en plus à la pollution engendrée par les bateaux de croisière. Elle crée de véritables problèmes pour les riverains qui se retrouvent avec des résidus et ne peuvent plus ouvrir leurs fenêtres à cause de la fumée.

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Municipales : à Marseille, la pollution des bateaux donne du fil à retordre aux candidats Crédit Image : Boris HORVAT / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Camille Descroix

À Marseille, les bateaux de croisière s’invitent dans la campagne des municipales. La pollution, engendrée par ces navires, oblige les candidats à se positionner face à la pression des associations.

En 2018, pour la première fois, les émissions de dioxyde d'azote liées au trafic maritime dépassent celles d'origine routière. Certains habitants des quartiers Nord de la ville n’ouvrent plus leurs fenêtres, durant l’été, à cause des fumées, quand d’autres retrouvent des résidus noirs sur leur terrasse.

Tous les candidats à la succession de Jean-Claude Gaudin ont mis dans leur programme des propositions pour combattre cette pollution, notamment en intensifiant l’électrification du grand port de Marseille afin d'alimenter les bateaux en énergie propre. La région a d'ailleurs lancé, en septembre dernier, le plan "Escales zéro fumée" avec une enveloppe de 30 millions prévu pour 2025.

D'autres villes françaises concernées

Les villes de Fréjus et Nice accueillent de nombreux bateaux de croisière et veulent, elles aussi, en finir avec les navires de touristes qui rejettent trop de gasoil. Elles souhaitent les aider à se convertir à des moteurs propres en instaurant un principe de pollueur payeur et des recharges d’hydrogènes sur les quais.

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C'est une véritable priorité à Marseille puisque le port est stratégique pour la ville et, surtout, parce qu'il va passer le cap, cette année, des deux millions de croisiéristes descendant de leurs bateaux ou de leurs immeubles flottants.

Et il y a de l’espoir puisque le 29 décembre dernier, pour la première fois en France, un paquebot de croisières alimenté au GNL (Gaz Naturel Liquéfié) s’est élancé avec 300 passagers depuis la cité phocéenne.

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Sur le toit d’un hall d’exposition de la porte de Versailles, où se tient actuellement le salon de l’agriculture, 4.000 mètres carrés, soit deux terrains de foot, cultivés et produisant à terme 300 kilos de fruits et de légumes de saison par jour avec pour objectif de fournir restaurant et cantines du quartier en 2022. Ça coûtera 700.000 euros mais je m’interroge vu sa situation géographique. Juste à côté du périphérique, les légumes vont être en forme.

La note : 16/20 à BP

Le géant britannique des hydrocarbures BP a annoncé mercredi qu’il allait quitter trois associations pétrolières américaines qui ne respectent pas ses objectifs en matière de lutte contre le changement climatique. C’est en bonne voie, mais on s’interroge sur la neutralité carbone promise par BP en 2050 alors qu’il vend essentiellement du pétrole.

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