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Meuse : l'hommage dans un Ephad où 29 pensionnaires sont morts de la Covid-19

REPORTAGE - Un Ehpad de Lorraine a rendu hommage aux 29 résidents morts de la Covid-19 l’an dernier.

Des personnes âgées dans un Ehpad, en France
Des personnes âgées dans un Ehpad, en France
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Meuse : cérémonie d'hommage dans un Ephad où 29 pensionnaires sont morts de la Covid-19
01:08
Dimitri Rahmelow - édité par William Vuillez

À Sommedieue, village de 960 habitants dans la Meuse, un lourd tribut a été payé à la crise sanitaire. Une cérémonie a eu lieu ce vendredi 15 octobre pour rendre hommage aux 29 résidents d'un Ehpad morts de la Covid-19 l’an dernier. Dans une tente de 150 mètres carré dressée pour l'occasion, la directrice Sandrine Lhotte-Sidoli égrène un à un le nom de ces victimes avec, pour chacun, quelques mots de souvenirs.  

Parmi tout cela, les quatre plus proches amis de Berte avec lesquels elle partageait les repas. "Ils sont tous partis", déplore-t-elle. Parmi les invités, les salariés de l'époque et les familles des défunts comme Lucien, qui n'a jamais revu sa maman après l'annonce du décès. "Je n'ai pas pu l'accompagner. Ça a été très dur. Il y a de l'émotion, c'est sûr. C'est une belle initiative", dit-il. 

Très rapidement après la première vague mortelle, l'encadrement et les résidents avaient tenu à une cérémonie d'hommage aux disparus, organisée par la psychologue Stéphanie Granger. "Pour pouvoir continuer, il nous fallait cette perspective de dire : 'd'accord, là, c'est comme ça, mais on aura ce temps pour pouvoir rencontrer les familles parce qu'on ne les a pas revues'. Il est important qu'il y ait quelque chose d'eux qui demeure ici", explique la psychologue. 

Les soignants en détresse

Une œuvre d'art a été commandée, composée de 29 éléments comme autant de résidents décédés, qui prendra place l'année prochaine et pour toujours derrière l'établissement. Au printemps 2020, RTL s'était rendu à Sommedieue. Face à la violence de l'épidémie, nous avions constaté la détresse des soignants de cet Ehpad, des pensionnaires et des élus. 

À écouter aussi

Les familles n'avaient même pas le droit de veiller leurs morts, les corps étaient immédiatement placés dans des cercueils scellés. Elles n'avaient pas le droit non plus de rendre visite à leurs proches. Seul moyen de communication : les appels par tablette numérique ou des appels téléphoniques "à distance", avec des petits signes de la main, à travers les fenêtres de l'établissement.

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