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Marseille : des dizaines de manifestants demandent la fermeture des centres de rétention

À Marseille, des personnes ont manifesté devant le centre de rétention administrative du Canet, demandant sa fermeture et la régularisation des sans-papiers qui y sont internés.

Deux hommes dans le centre de rétention administrative de Vincennes.
Deux hommes dans le centre de rétention administrative de Vincennes.
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Benoît Collet & AFP

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté le 5 septembre à Marseille devant un centre de rétention administrative (CRA), où plusieurs sans papiers ont entamé une grève de la faim, demandant la fermeture de ces établissements.

Les manifestants, en grande majorité des militants des droits des immigrés, du syndicat Solidaires, du Réseau éducation sans frontière, ou encore d'El Manba, répondaient à un appel national du collectif SOS Sans Papiers.

Ils se sont rassemblés devant le centre du Canet, dans le Nord de Marseille, qui héberge actuellement 63 personnes selon les associations. Ces centres permettent d'enfermer un étranger qui fait l'objet d'une décision d'éloignement, dans l'attente de son renvoi forcé, pour une durée qui ne doit pas excéder 90 jours.

"C'est d'autant plus urgent de fermer les CRA avec le Covid-19 : des gens sont malades à l'intérieur et ne sont pas dépistés. Et comme les frontières sont bloquées on les retient des mois durant sans aucune perspective", a dénoncé Philippe Chouard, militant de l'Asti (Association de Solidarité avec Tous les Immigrés) d'Aix-en-Provence.

Demandes de régularisation des sans-papiers

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"Aujourd'hui la majorité des retenus se voient imposer une IRTF (interdiction de retour sur le territoire français), ce qui est d'une extrême violence", dénonce Solange de Preval, du collectif SOS Soutien sans papiers, s'insurgeant aussi contre les audiences "par visioconférence, souvent sans avocat", au tribunal administratif, "ce qui est une violation du droit de la défense".

Le député aixois François-Michel Lambert (écologiste) est venu apporter son soutien à la manifestation, rappelant avoir demandé dès mars "la régularisation de tous les sans-papiers", estimant qu'"il ne peut y avoir de lutte contre cette pandémie sans y intégrer tous ceux qui sont présents sur notre sol avec le même niveau de protection".

Le 27 mars, le Conseil d'Etat avait rejeté une demande de fermeture de ces centres, assurant qu'ils ne constituaient pas "un facteur d'évolution de l'épidémie".

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