2 min de lecture Société

Louise refusée dans un mini-club car trisomique : "Un poignard dans le cœur", confie son père sur RTL

INVITÉ RTL - Rémy Bellet, le père de la petite Louise, revient sur le jour où sa fille, atteinte de trisomie, a été refusée à l'entrée d'un mini-club de camping.

Thomas Sotto L'invité de RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Louise, 5 ans, refusée dans un mini-club car trisomique : son papa témoigne Crédit Image : Capture Facebook / Louise and co | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Amandine Bégot édité par Maeliss Innocenti

"Ça vous enfonce un poignard dans le cœur, que vous gardez en silence planté là." Les mots de Rémy Bellet sont forts. Cet homme est le papa de la petite Louise, 5 ans, atteinte de trisomie 21. 

L'histoire de la fillette a ému les réseaux sociaux ce mardi 4 août. Et pour cause : en vacances avec ses parents et son frère dans un camping, Louise a été refusée par le mini-club du camping -qui accueille des enfants de 3 à 11 ans- à cause de sa différence.

Rémy et son épouse ont été très touchés. Il se confie sur RTL : "Une partie de vous culpabilise d'avoir une enfant différente et une partie de vous souffre énormément parce que vous vous sentez exclu."

Ces vacances en famille, les Bellet les attendaient avec impatience après ces mois de confinement. Ils ne rêvaient que d'une chose : que Louise "puisse se faire des amis et jouer avec des camarades. Puis nous qu'on puisse se reposer quelques heures dans la journée".

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Mais cet incident a noirci le tableau. Heureusement, Louise et ses parents sont passés très vite à autre chose, bien aidés par ce que la maman appelle "l'effet Louise" (elle a d'ailleurs écrit un livre à ce sujet) : "C'est cette capacité qu'a Louise d'attirer la sympathie autour d'elle de gens auxquels on n'aurait pas pensé".

Sa résilience à Louise, elle est très forte

Rémy, le père de Louise
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"Hier (lundi), on avait encore le cœur lourd de ça. Il y avait un cours de zumba à côté d'où on était. Elle s'est incrustée. Et puis l'animatrice et les gens qui participaient ont vu qu'elle dansait avec eux, ils ont rigolé et c'était très sympa. Elle passe tout de suite à autre chose. Sa résilience à Louise, elle est très forte."

Rémy a également souligné que pour s'occuper de Louise, il n'y a "pas besoin d'une formation". "Là on parle d'un mini-club. C'est globalement de la garderie. Des enfants qui jouent ensemble au ballon ou au cerceau. (...) Avec Louise, il n'y a pas une grande différence. Au pire, vous n'arriverez pas à lui faire faire des choses collectivement parce qu'elle n'arrivera pas à comprendre la règle, ou juste parce qu'elle n'aura pas envie, parce que Louise c'est une tête de mule. Mais ça s'arrêtera là. Il n'y a pas besoin de mettre un programme de sécurité particulier. Rien de différent que ce que vous feriez pour un enfant de 3 ans."

La famille Bellet espère que cette histoire, qui a beaucoup ému les internautes, permettra de faire avancer les choses, notamment au niveau de la société et de l'éducation. "Un enfant bien éduqué, y compris avec un handicap, c'est quelqu'un demain de plus autonome. Qui coûtera moins cher à la société. C'est de l'investissement. Ça change tout doucement. Trop doucement."

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