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Loi "Sécurité globale" : des rassemblements dans toute la France mais moins suivis

Les manifestants ont marché notamment à Paris, Toulouse et Montpellier aux côtés d'opposants à Amazon et des teufeurs.

Des manifestants contre la loi "Sécurité globale", à Paris, le 30 janvier 2021
Des manifestants contre la loi "Sécurité globale", à Paris, le 30 janvier 2021 Crédit : ESTELLE RUIZ / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
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Louis Chahuneau et AFP

5.000 personnes à Paris, 800 à Lille, 300 personnes à Strasbourg... les manifestations contre la loi "Sécurité globale" se sont poursuivis samedi 30 janvier pour la dixième fois, mais avec moins de poids qu'il y a quelques semaines. "On sait bien qu'au bout d'un moment, il y a moins de monde", a déclaré Paul Garrigues, coprésident de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) de Dijon. Selon le ministère de l'Intérieur, 32.770 personnes ont manifesté en France ce samedi contre 133.000 le 28 novembre dernier, pour la plus forte journée de mobilisation.

Ce samedi, à Paris, le rassemblement contre la loi "Sécurité globale" a été rejoint par des Gilets jaunes et des représentants de la Culture. "Aujourd'hui c'est le summum de la convergence des luttes : loi sécurité globale, fichage, violences policières, monde de la culture et étudiant délaissés et en souffrance, sanctions trop élevées sur le monde de la free party", s'est exclamée Marion, membre du collectif de teufeurs Maskarade et participante du rassemblement à Paris.

#StopLoiSécuritéGlobale

À Montpellier, il y avait 3.000 personnes, et à Toulouse, des manifestants anti-Amazon ont rejoint le cortège. "Ça détruit la vie locale, pour un emploi créé par Amazon, il y en a 4 et demi qui sont détruits", a expliqué un représentant d'Attac. Des "teufeurs" ont aussi rejoint la marche avec de la musique pour achever le rassemblement.

Les manifestants contre la loi "Sécurité globale", déjà adoptée à l'Assemblée nationale et bientôt examinée par le Sénat, s'opposent notamment à l'article 24 qui pénalise la diffusion d'images "malveillantes" des forces de l'ordre sur les réseaux sociaux. Selon le gouvernement, cet article permettrait de protéger les policiers des appels à la haine, mais les membres du collectif #StopLoiSécuritéGlobale estiment qu'il empêchera les citoyens de filmer les interpellations et donc d'éventuelles bavures policières.

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