1 min de lecture Policiers

Les policiers mettent moins d'amendes pour faire pression sur l'État

Les fonctionnaires de police ont entamé une grève du zèle pour inciter le gouvernement à tenir ses engagements.

Un agent de surveillance de la voie publique met une contravention pour mauvais stationnement (image d'illustration)
Un agent de surveillance de la voie publique met une contravention pour mauvais stationnement (image d'illustration) Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Geoffroy Lang
Geoffroy Lang

Malgré les annonces de Manuel Valls pour augmenter les moyens alloués aux forces de l’ordre, la colère ne retombe pas au sein de la police nationale. Alors que les fonctionnaires de police ont encore en mémoire la violente agression de quatre d’entre eux à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre dernier, le syndicat Alliance a encouragé ses adhérents à entamer une "grève du zèle" pour forcer le gouvernement à tenir ses engagements.

"La gravité des faits appelle à une action dans la durée et seul le service minimum constitue le vrai rapport de force". Il s'agit "de ne traiter que les urgences et les cas graves" dans les commissariats et de "faire l'impasse sur un stationnement gênant par exemple",  explique ainsi Alliance dans son communiqué. Moins visible que les marches spontanées organisées par le mouvement Policiers en colère au mois d’octobre, cette "grève du zèle" se traduit notamment par une baisse sensible du nombre de verbalisations.

Un milliard de recettes par an

Selon un document du ministère de l'Intérieur cité par BFM Business, les contraventions dressées par les policiers sont en chute libre au mois de novembre 2016 par rapport à novembre 2015. Les procès verbaux pour des stops "grillés" ont par exemple reculé de 32% sur cette période, les contraventions pour les délits liés l'alcool de 33%, tandis que les excès de vitesse et les feux rouges brûlés enregistrent une baisse respective de 46% et 52% par rapport à l'année passée. 

Les fonctionnaires de police assurent cependant que les services d’urgence seront cependant maintenus. Plusieurs policiers envisagent cependant de durcir le mouvement à partir de 2017 s’ils n’obtenaient pas satisfaction. Ce mouvement a de fortes chances de faire réagir l’exécutif, puisque les revenus issus des verbalisations rapportent chaque année près d’un milliard à l’État.

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