3 min de lecture Gérald Darmanin

Les infos de 18h - Violences à Lyon : Darmanin pointe du doigt le trafic de stupéfiants

Le ministre de l'Intérieur tente d'expliquer les récentes violences urbaines près de Lyon par les actions de la police contre le trafic de stupéfiants : "ce sera toujours la police qui va gagner", a assuré Gérald Darmanin.

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Les infos de 18h - Violences à Lyon : Darmanin pointe du doigt le trafic de stupéfiants Crédit Image : Ludovic MARIN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Raphaël Vantard édité par Marie Gingault

Après La Duchère jeudi et Rillieux-la-Pape vendredi, une troisième soirée de violences urbaines a éclaté hier à Bron, en périphérie de Lyon, juste avant l'entrée en vigueur du couvre-feu de 18 heures. Là encore, le mobilier urbain a été saccagé, des véhicules ont été incendiés et des fourgons de police ont été dégradés. Les forces des l'ordre ont procédé à 21 interpellations.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a rappelé aujourd'hui que 200 CRS avaient été envoyés en renfort dans l'agglomération lyonnaise. Il a également tenté d'expliquer le déclenchement de ces violences par les actions menées contre les trafics de drogues. "Je voudrais évidemment condamner ces violences urbaines. Toute la nuit les policiers ont travaillé, 21 interpellations ont eu lieu, dont cinq à Bron. Ces violences urbaines elles ont notamment comme explication le fait que la police, depuis plusieurs semaines désormais, intervient, harcèle les points de deal et que s'il y a des violences urbaines (...) c'est parce qu'avec les polices municipales, mais la police nationale en premier lieu, on intervient, on démantèle, chaque jour des points de deal", a indiqué Gérald Darmanin. "Plus il y aura harcèlement de ces points de deal, plus il y a manifestement réaction des dealers, mais à la fin ce sera toujours la police qui va gagner", a assuré le ministre de l'Intérieur au micro de RTL.

Policiers, gendarmes et CRS en renfort ce soir

Mais sur le terrain c'est un peu plus compliqué que cela. Les trois soirées de violences obéissent en fait à des logiques différentes. Oui les récentes arrestations pour endiguer le trafic de drogue, comme le dit le ministre, peuvent en partie expliquer les réactions violentes. Toutefois, il y aussi ça et là des contentieux récents ou de longue date entre une partie de la population et les forces de l'ordre. 

La soirée d'émeutes de La Duchère vendredi s'inscrit quelques heures après un accident de scooter d'un jeune du quartier. Certains témoins, sans preuves irréfutables pour le moment, attribuent l'accident à une course-poursuite et à une collision avec la police. Pour Rillieux-la-Pape et Bron, là aussi au-delà d'un trafic de stupéfiants, une défiance est montée crescendo ces dernières semaines entre les maires, les élus et certaines jeunes, avec à la clé des menaces de mort, des tags et des insultes lors de manifestations publiques.

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Ce soir, les forces de l'ordre sont de nouveau mobilisées pour éviter une quatrième soirée consécutive de violences urbaines. 200 policiers, CRS et gendarmes mobiles en renfort ont pris position tout près de l'agglomération lyonnaise ce soir. Ils seront déployés si de nouvelles violences éclatent et le risque est réel, notamment en raison une fois de plus de faits locaux comme ce jeune homme de 15 ans, originaire de Bron, hospitalisé depuis hier dans un état grave après un malaise suite à une course et une chute au moment des violences d'hier soir. 

À écouter également dans ce journal :

Vaccination - 220.000 injections ont été réalisées hier en France et sans doute plus de 100.000 ce dimanche. Mais ce rythme ne va pas se poursuivre : Olivier Véran confirme la fin de ces opérations de vaccination massive. 


Irak - L'image de la soirée c'est celle du pape François au stade Franso Hariri à Erbil, au Kurdistan irakien, où il a célébré devant des milliers de fidèles sa plus grande messe depuis son arrivée en Irak. 

Chevaux - Le monde équestre est touché par un virus extrêmement contagieux : une épizootie de rhinopneumonie équine affole les propriétaires de chevaux depuis maintenant deux semaines. De nouveaux cas sont signalés chaque jour en France. 

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