1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. La moitié des étudiantes en pharmacie déclarent avoir subi du harcèlement sexuel pendant leurs études
2 min de lecture

La moitié des étudiantes en pharmacie déclarent avoir subi du harcèlement sexuel pendant leurs études

La moitié des futures pharmaciennes font état de harcèlement sexuel et un quart disent avoir subi une agression sexuelle dans le cadre de leurs études, selon une enquête de l'Association nationale des étudiants en pharmacie.

Marche contre la violence sexuelle et sexiste dans l'enseignement supérieur et secondaire
Marche contre la violence sexuelle et sexiste dans l'enseignement supérieur et secondaire
Crédit : Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Romain Giraud & AFP

"Les constats sont affligeants et déplorables". C'est ce qu'a affirmé le président de l'Association nationale des étudiants en pharmacie ce mercredi après avoir présenté une enquête qui met en lumière l'omniprésence du harcèlement sexuel dans le milieu universitaire en pharmacie. En effet, cette enquête révèle que la moitié des futures pharmaciennes ont fait état de harcèlement sexuel et un quart ont dit avoir subi une agression sexuelle dans le cadre de leurs études.

L'enquête, menée entre novembre et décembre 2021 auprès de 2.103 étudiants met en évidence que ces violences touchent sans surprise deux fois plus les femmes que les hommes. Plus d'une sur deux (55%) a ainsi déjà fait l'objet de remarques sexistes, de la part d'autres étudiants mais aussi de professeurs, par exemple sur la place des femmes "dans la cuisine", le recours à la pilule du lendemain ou à l'avortement.

Près de la moitié des étudiantes (48%) rapportent également des faits de harcèlement, souvent par d'autres étudiants en pharmacie mais aussi de la part d'enseignants, certains témoignages évoquant l'envoi de "messages déplacés" ou des "caresses sur les cheveux" pendant les cours. Un climat vicié, propice au passage à l'acte : plus d'une sur quatre (27%) a subi des agressions sexuelles, principalement lors de soirées étudiantes.

Des résultats similaires à l'hôpital

Théo Vitrolles, le porte-parole de l'Anepf, s'est dit étonné de la "banalisation des actes entre étudiants" et de retrouver un tiers d'étudiantes harcelées dans les officines, où "on ne s'attendait honnêtement pas à retrouver ce genre de violences", a-t-il affirmé.

À écouter aussi

Pas de stupéfaction en revanche à l'hôpital, où les résultats "choquants" (28% d'étudiantes harcelées) font écho aux conclusions "similaires" d'une enquête réalisée début 2020 par l'association des étudiants en médecine. Ce qui confirme que "ces violences sont plus répandues dans le milieu de la santé que dans les autres filières universitaires", a ajouté Théo Vitrolles, expliquant cette différence par le poids des "traditions" et un "effet de mimétisme" favorisé par un apprentissage "en vase clos".

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/