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La cinquième vague au cœur d'un service de réanimation

La hausse du nombre de contaminations entraîne une tension dans les hôpitaux français. À l'hôpital Antoine Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine), la tension affecte les soignants.

Un personnel médical s’occupe d’un patient Covid-19 en réanimation (illustration)
Un personnel médical s’occupe d’un patient Covid-19 en réanimation (illustration)
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
La cinquième vague au coeur d'un service de réanimation
02:55
Odile Pouget - édité par Lison Bourgeois

Plus de 40.000 contaminations en moyenne par jour, plus de 12.000 patients hospitalisés, près de 2.200 en soins critiques. Pour l'instant, l'hôpital résiste, mais pour combien de temps ?

À l'hôpital Antoine Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine), la tension est palpable. Au premier étage du bâtiment, au détour d'un couloir, cette vision toujours saisissante : un patient, bardé de tuyaux, plongé dans le coma et 6 soignants qui s'affairent autour de lui

Jérémy Sergent est infirmier dans ce service. Il explique : "C'est un patient qui remonte du scanner et maintenant, il faut le réinstaller correctement dans son lit". Puis il ajoute : "Il faut rebrancher au niveau du respirateur parce que c'est un patient intubé. Le patient est assez lourd, donc on a besoin de beaucoup de bras". Des bras, il en faut un peu plus chaque jour. Ici, il y a à peine 2 semaines, il n'y avait pas de malades du coronavirus. Déjà en souffrance, par manque d'effectifs, le service du docteur Charles Damoisel, est au bord de la saturation.


Ce dernier détaille : "Là, on est ouvert à 10 lits de réanimation au lieu de 12. Et donc on a 5 patients qui sont Covid. Donc qui prennent la moitié des lits. Là, on a plutôt des patients jeunes de 40 à 60 ans. Ce sont des patients qui n'ont pas forcément des comorbidités. Ils ne sont pas forcément très vieux. Ils sont tous non-vaccinés."

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Tous pas vaccinés et leur nombre ne fait qu'augmenter. Mais l'inquiétude des soignants concerne aussi les autres patients puisqu'il n'y a pas que le Covid. Ici, une femme atteinte d'une insuffisance rénale aiguë et là un homme victime d'une péritonite. Tous ont besoin de ses soins intensifs.
Le week-end dernier, il y a déjà eu deux transferts vers d'autres hôpitaux. Pendant ce temps, Jérémy l'infirmier poursuit sa tournée. Une de ses patientes, une femme de 65 ans est sortie d'affaire. "On va pouvoir se permettre de libérer une chambre. D'ici deux-trois heures, on pourra reprendre un nouveau patient". Une place pour un nouveau patient, mais un travail harassant pour les soignants. Justement, ces soignants sont épuisés moralement et physiquement. Stéphanie Gallia gère 42 infirmières, 30 aides soignantes. "J'ai environ 1 à 2 arrêts par mois pour des cervicalgies, des douleurs dorsales, c'est vrai que le corps dit stop."

Et à 3 semaines des vacances de Noël, la cadre de santé s'apprête à demander à son équipe de renoncer à un ou deux jours de congés en cas de besoin.

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