2 min de lecture Société

Journée contre les violences faites aux femmes : pourquoi se tient-elle le 25 novembre ?

ÉCLAIRAGE - Le 25 novembre marque la journée internationale de l'élimination de la violence à l'égard des femmes, elle doit sa date au massacre de trois sœurs dominicaines, les "Mariposas".

Des manifestantes à la marche #NousToutes contre les violences faites aux femmes le 24 novembre 2018.
Des manifestantes à la marche #NousToutes contre les violences faites aux femmes le 24 novembre 2018. Crédit : AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

Il y a un an, se clôturait le Grenelle des violences conjugales. Cette date n'était pas choisie au hasard : chaque 25 novembre marque la journée internationale de l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Une manière de se mobiliser contre les violences sexuelles et sexistes, tout en commémorant la mémoire des sœurs Mirabal, assassinées il y a tout juste 60 ans en République Dominicaine.

Nées à la fin des années 1920, Patria, Minerva et María Teresa Mirabal, étaient surnommées les sœurs "Mariposas", "papillons" en espagnol. Leur engagement politique naît à l'adolescence : lorsqu'elle entre à l'université, Minerva côtoie les milieux des opposants à la dictature de Rafael Trujillo. Lors d'un gala auquel elle est conviée, elle refuse les avances de ce dernier qui décide immédiatement de l'emprisonner. 

Des symboles de la lutte féministe

Une fois libérée, ses sœurs et elle rejoignent les rangs de la dissidence. Minerva poursuit ses études et devient la première femme doctorante en droit du pays. Les trois sœurs se marient à des trois hommes, eux aussi opposants au dictateur dominicain. Le 14 juin 1959, tous sont à la tête du mouvement du 14-Juin qui organise un coup d'état contre Rafael Trujillo. C'est un échec : Patria, Minerva et María Teresa sont arrêtées et leurs maris aussi. 

Tous sont emprisonnés mais, elles, sont libérées au bout de quelques mois, en février 1960. Le 25 novembre de la même année, elles se rendent à la prison où leurs époux sont retenus. Sur le chemin, elles sont arrêtées sur une route de campagne. C'est là qu'après avoir été la cible de rafales d'armes à feu, elles sont massacrées à la machette. Leur meurtre aurait été commandité par le dictateur et exécuté par des militaires. 

>
Las Mariposas, sœurs rebelles - Culottées #1
À lire aussi
Différentes écritures du nombre 666 pour des tatouages (illustratrion) société
Pourquoi le nombre 666 fait-il peur ?

Depuis, les trois sœurs sont devenues des symboles dans leur pays et dans le monde entier. Comme le souligne le Huffington Post, en République Dominicaine, le billet de 200 pesos porte leur visage, symbole de leur combat de ce qu'elles ont apporté aux femmes de leur pays. En France, la dessinatrice Pénélope Bagieu leur a dédié tout un chapitre de sa bande-dessinée mondialement reconnue Les Culottées, aussi adaptée en série télévisée.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Société Droits des femmes Féminisme
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants