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"Je ne mourrai pas en Suisse": atteint de la maladie de Charcot, Charles Biétry salue le vote des députés sur la fin de vie

L'ancien journaliste sportif, atteint de la maladie de Charcot, a salué sur X l'adoption par les députés d'un droit à l'aide à mourir. Il explique que ce vote lui évite d'avoir recours au suicide assisté en Suisse.

Charles Biétry le 4 septembre 2012

Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Charles Biétry, atteint de la maladie de Charcot, a salué mercredi 15 juillet le vote des députés en faveur d'un droit à l'aide à mourir. Dans un message publié sur X, l'ancien journaliste sportif écrit : "Je ne mourrai pas en Suisse", en référence au projet qu’il envisageait jusque-là si aucune solution n’était possible en France.

"On partait tous les quatre. Monique, François, Juliette revenaient seuls avec mes cendres", poursuit-il, avant d'ajouter : "Les députés ont changé le cours de ma mort. Lorsque les souffrances deviendront trop fortes, je reviendrai exercer mon droit à la liberté, chez moi, au son de mes vagues". 

Figure majeure des médias sportifs, ancien directeur des Sports de Canal+ entre 1984 et 1998, Charles Biétry est devenu ces dernières années l'un des visages du combat pour l'aide à mourir. Il avait révélé en 2023 être atteint de la sclérose latérale amyotrophique, aussi appelée maladie de Charcot, une pathologie incurable qui entraîne une paralysie progressive des muscles.

"Ce n'est pas simple de prendre une telle décision"

Dans un récent podcast de Radio France, il confiait encore la difficulté d'envisager un suicide assisté en Suisse, tout en revendiquant la volonté de pouvoir choisir les conditions de sa fin de vie. "Ce n'est pas simple de prendre une telle décision. Il faut s'inscrire dans un organisme en Suisse, lire la documentation, choisir une méthode et, là, tu sens bien la mort rôder autour de toi. Mais on la maîtrise, on la choisit", exprime-t-il à l'aide d'un ordinateur et d'une intelligence artificielle reconstituant sa voix, lui-même ne pouvant plus parler.

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La loi votée mercredi prévoit que le nouveau droit soit réservé aux patients majeurs, atteints d'une affection incurable engageant le pronostic vital et qui peuvent exprimer leur volonté de manière "libre et éclairée". Elle doit encore être examinée par le Conseil constitutionnel avant d'être promulguée, puis que des décrets soient pris pour encadrer son application.

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