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INVITÉ RTL - Marseille : le combat d'Amine Kessaci, frère d'une victime, contre les règlements de comptes

Après la mort de son frère dans un règlement de comptes lié au trafic de drogue en 2020, Amine Kessaci a lancé l'association Conscience, pour aider à améliorer les conditions de vie dans les quartiers.

Amine Kessaci, président de l'association marseillaise Conscience.
Amine Kessaci, président de l'association marseillaise Conscience.
Crédit : Facebook / @amine.kessaci.37
Amine Kessaci est l'invité d'Amandine Bégot
00:09:25
Amine Kessaci est l'invité d'Amandine Bégot
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Amandine Bégot - édité par Florine Boukhelifa

La ville de Marseille a une fois de plus été touchée par une série de règlements de comptes avec trois morts en l'espace d'un week-end. Les noms de victimes, un jeune d'une vingtaine d'années et deux trentenaires, s'ajoutent à une liste déjà longue. Depuis le début de l'année, près d'une trentaine de personnes ont ainsi été abattues dans les Bouches-du-Rhône.

Le phénomène n'est cependant pas nouveau. Il y a dix-huit mois, le frère d'Amine Kessaci était victime d'un règlement de comptes lié au trafic de drogue et son corps avait été retrouvé calciné dans une voiture. "Personne n'est à l'abri de ces faits", déplore le jeune homme au micro de RTL. Il rappelle par ailleurs que les meurtres n'ont plus seulement lieu dans les quartiers nord de Marseille.

Selon lui, il ne s'agit cependant pas d'une fatalité. "Plusieurs solutions et dispositifs existent", assure ainsi Amine Kessaci, qui, depuis la mort de son frère Ibrahim, a fondé l'association Conscience pour aider à améliorer les conditions de vie dans les quartiers. "C'est justement l'âme même de notre association : expliquer que malgré la brutalité de ces actes, rien n'est une fatalité".

Agir dès le plus jeune âge

"Cela fait 25 ans qu'on fait le constat de ces trafics de stupéfiants, mais qu'on n'arrive pas à en tirer des conséquences politiques", regrette Amine Kessaci. Pour lui, il s'agit du résultat d'une accumulation de problématiques diverses, notamment l'éducation à l'école comme à la maison, l'accès aux transports en commun ou encore le chômage.

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Pour les plus jeunes, il s'agirait notamment de développer les échanges entre les parents et les établissements scolaires, par exemple un contact systématique en cas d'absence, afin d'éviter la déscolarisation, obligatoire en France jusqu'à 16 ans. Les habituer également à cohabiter avec la police de proximité, dont Amine Kessaci réclame le retour. Pour les plus grands, emplois et considération. "Si on accompagne ces gens dans ce qu'ils veulent et ce qu'ils aiment, les choses vont changer", assure-t-il.

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