2 min de lecture Reportage

Île-de-France : un atelier de couture pour former des migrants

REPORTAGE - Dans un atelier en région parisienne, neuf migrants ont intégré une formation de couturier pour développer un savoir-faire, découvrir de nouvelles techniques et apprendre le français.

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Île-de-France : un atelier de couture pour former des migrants Crédit Image : AFP / Archives, Franck Fife | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Émilie Baujard
Emilie Baujard édité par Florise Vaubien

Un atelier inédit a vu le jour en région parisienne, à Antony (Hauts-de-Seine) : neuf migrants venus principalement d'Afghanistan suivent une formation de couturier depuis un mois et demi. Les apprentis découvrent ainsi un métier, de nouvelles techniques et une nouvelle langue

L'atelier se trouve au fond d'un entrepôt de 18.000 m2. Derrière cette porte, une pièce sans fenêtre, des grandes tables avec des chutes de tissu et des machines à coudre. Thierry, styliste de formation, est entouré par neuf jeunes réfugiés. Le spécialiste détaille les étapes du travail de couture. "On a réalisé un gilet : on est parti d'une toile de patronage. Ils ont appris à prendre les mesures, couper et monter la pièce. Le défi, c'est de partir d'une feuille blanche et d'arriver à des vêtements qui seraient du prêt-à-porter haut de gamme", explique le formateur. 

Très concentré, Jared apprend à coudre "bord à bord". Cet Afghan de 31 ans est arrivé en France il y a trois ans. "J'ai appris à prendre les mesures et j'ai appris à coudre", explique-t-il. "Ça me plait car c'est un travail facile et j'apprends beaucoup de mots en français", détaille l'apprenti. 

Pour une fois, ils se sentent valorisés

Maya Persaud, la fondatrice de l'association Espero
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Les personnes formées ne sont pas toutes novices en matière de couture : certains migrants travaillaient déjà dans le secteur dans leur pays d'origine. Grâce à cet atelier, ils se remettent à niveau et découvrent de nouvelles techniques avec l'objectif de développer un savoir-faire et d'apprendre le français. De plus, en Ile-de-France, il y a une forte demande comme l'explique Maya Persaud, la fondatrice de l'association Espero, à l'origine de ce projet. 

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"Nous sommes dans la capitale de la mode. Il y a beaucoup de besoins à Paris. On invite même des couturiers expérimentés pour voir s'ils peuvent travailler avec nous", explique la fondatrice. À noter que ces couturiers fournissent les chutes de tissu pour qu'ils puissent travailler car le recyclage des matières est aussi au coeur de leur projet. 

Cette formation, c'est un moyen de redonner de l'espoir aux migrants, estime Mme Persaud. "Pour une fois, ils se sentent valorisés en travaillant dans leur domaine. C'est une manière de leur redonner de la dignité. Je crois aussi que ce genre de projet est une bonne chose pour notre économie et pour notre pays".

Pour l'instant, l'association forme ses apprentis deux fois par semaine pour une durée de 18 mois mais toute l'équipe d'Espero entend agrandir l'atelier pour qu'elle puisse accueillir bientôt d'autres couturiers en devenir

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