2 min de lecture Seconde Guerre mondiale

Hommage à Daniel Cordier : "Je lui dois ma liberté, le savoir", dit Hervé Vilard

INVITÉ RTL - Évadé d'un orphelinat à 15 ans, le chanteur Hervé Vilard a vu sa vie bouleversée par sa rencontre avec l'ancien résistant, qui fut son tuteur légal.

Thomas Sotto L'Entretien du Jour Thomas Sotto iTunes RSS
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Hommage à Daniel Cordier : "Il m'a tout appris", dit Hervé Vilard Crédit Image : CHARLY TRIBALLEAU / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Vincent Parizot édité par Gaétan Trillat

L'émotion était palpable ce jeudi 26 novembre dans la cour de l'Hôtel des Invalides, lors de la cérémonie d'hommage national rendue à Daniel Cordier, dernier Compagnon de la Libération mort à 100 ans la semaine dernière.

Pour le chanteur Hervé Vilard, Daniel Cordier restera avant tout celui qui lui a tendu la main alors qu'il était un gamin de 15 ans à la rue. "J'étais en cavale, devant la gare Montparnasse, il y avait le peintre Dado, qui travaillait pour Daniel", se remémore-t-il. "Il m'a donné un sandwich et m'a dit de venir à un vernissage pour 'm'en mettre plein la gueule'. J'ai mangé tous les petits fours. Et Daniel était là, il a demandé : mais qui est ce garçon ?"

Hervé Vilard avait alors expliqué au résistant qu'il était échappé de l'orphelinat. "Il m'a dit d'y retourner, et qu'il se chargerait de me sortir de là, et il l'a fait". En 1962, il était même devenu le tuteur légal du chanteur, "en échange je m'étais engagé à être un garçon droit", raconte-t-il.

"C'est mon libérateur. Il ne supportait pas les gens enfermés, la souffrance des autres, et quand il a vu ce gosse désœuvré, il n'a pas pu s'en empêcher, comme il n'avait pas pu s'empêcher d'aller au combat à 20 ans. Je lui dois ma liberté, le savoir, la connaissance, tout ce qu'il 'a appris, le monde, mon succès." Hervé Vilard assure avoir écrit la chanson Capri c'est fini, son plus grand tube, "pour montrer à Daniel qu'(il) en étai(t) capable".

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Enfin, Vilard, qui vient de publier son troisième ouvrage, Du lierre dans les arbres, aux éditions Fayard, se souvient avoir rencontré André Malraux grâce à Daniel Cordier. "Malraux a dit un jour à Daniel : Vous n'allez pas en faire un chanteur, quand même ! Nous étions allés au palais Garnier voir l'inauguration des peintures Chagall, et je me suis permis de dire à Malraux : 'Sauf le respect que je vous dois, allez voir Brel chanter à l'Olympia, ça vaut bien un Chagall !'"

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