2 min de lecture Décès

Daniel Cordier, l'avant-dernier Compagnon de la Libération, est mort à 100 ans

L'avant-dernier Compagnon de la Libération, Daniel Cordier, est mort à l'âge de 100 ans, a-t-on appris ce vendredi 20 novembre.

Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, au Mont Valerien, le 18 juin 2018
Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, au Mont Valerien, le 18 juin 2018 Crédit : CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

Daniel Cordier, avant-dernier Compagnon de la Libération et secrétaire particulier de Jean Moulin pendant la Seconde Guerre mondiale, est décédé à l'âge de 100 ans, ont rapporté des sources concordantes, vendredi 20 novembre. Il avait fêté son centenaire en août dernier : à cette occasion, le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Jean Castex lui avaient rendu hommage. Le chef de l'État l’avait salué pour "l'exemple donné".

Né le 10 août 1920 à Bordeaux, Daniel Cordier était l'un des tout premiers Français à avoir rallié les Forces françaises libres en juin 1940. Le jeune militant monarchiste, sur le point de s'enrôler dans l’armée, décide finalement de rallier les Forces françaises libres (FFL), après l’annonce de l'armistice du maréchal Pétain. "Je suis le fils de la guerre de 1914. Mon enfance, ce sont les monuments aux morts, les mutilés, etc. Alors, en 1940, quand la France a perdu la guerre qu'elle avait gagnée vingt ans plus tôt, ça a été pour moi insupportable", avait-il déclaré.

Pendant l'été 1941, il est nommé au service "Action" du Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA), les services secrets des FFL. Il suit ensuite un entraînement spécial sur le sabotage, la radio, les atterrissages et les parachutages et rencontre rapidement un personnage illustre de la résistance française : Rex, alias Jean Moulin

La bras droit de Jean Moulin

Daniel Cordier est alors engagé pour organiser son secrétariat à Lyon : il restera son bras droit jusqu'à son arrestation en juin 1943 et ne connaîtra sa véritable identité qu'en octobre 1944. Le Compagnon de la Libération restera ensuite en mission auprès de Claude Bouchinet-Serreulles, successeur par intérim de Jean Moulin, avant de rejoindre Londres en mai 1944. En 1983, il publie une biographie dense sur le célèbre leader : Jean Moulin, l'inconnu du Panthéon

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Désormais, il reste un seul compagnon de la Libération encore vivant, Hubert Germain, lui aussi centenaire. Il fait partie des 1.038 résistants distingués par le général de Gaulle pour leur engagement au sein de la France libre pendant l'occupation allemande.

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