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Franchir la ligne jaune... Le témoignage d'un flic "ripou"

REPLAY - Benoît était l'un des meilleurs flics de Seine-Saint-Denis. Et un jour il a été mis en examen pour association de malfaiteurs : il était devenu un "ripou", raconte Le Parisien.

Adeline François
Adeline François
Crédit : Romain Boé
Franchir la ligne jaune... Le témoignage d'un flic "ripou"
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Adeline François

"Pour mon fils de 7 ans, j'étais en mission en Afrique... Quand je suis sorti, il a cru que j'avais été hospitalisé et que je n'avais pas voulu lui dire..." En réalité, relate Le Parisien qui fait sa une ce mardi sur ce témoignage, Benoît était en prison pendant deux mois, il y a perdu 11 kilos et pas mal d'illusions... Benoît était policier en Seine-Saint-Denis, lui et cinq de ses collègues du commissariat de Stains ont été mis en examen il y a six mois pour association de malfaiteurs, vol en réunion, et violences volontaires.

Des flics corrompus, figure récurrente de la littérature et du cinéma policier... Des "ripoux", qui dérapent le plus souvent par appât du gain, mais pas ici. Et c'est ce qui est troublant. Benoît est "tombé" avec ses collègues, après un an d'enquête de la police des polices, qui les avait mis sur écoute. Il raconte comment il a franchi la ligne jaune pour coincer des voyous, comment il est devenu un hors-la-loi pour obtenir des résultats  rapides et plaire a sa hiérarchie. Par exemple, en utilisant des faux en écriture pour justifier une perquisition dans un appartement rempli de cocaïne. En fait, les policiers avaient agi sur simple indication d'un informateur. "Oui, tout a été fait 'bordeline'", reconnaît Benoît, "mais c'est comme ça que ça marche. On a fait ça pour arrêter des dealers. On a envoyé des vrais bandits en détention. Nos chefs nous félicitaient avec des bouteilles de champagne."
 
Pour le reste, Benoît affirme n'avoir jamais croqué un centime, ni participé à un trafic de drogue. Il voulait juste faire tomber les voyous. "Pendant 16 ans, je me suis éclaté, j'étais parmi les dix meilleurs flics de Seine-Saint-Denis, et d'un coup je suis devenu le pire des voyous." Sur la photo, Benoît pose avec les deux médailles du courage de la police nationale dont il a été décoré. Désolante histoire, symbole d'une institution constamment tiraillée entre exigence d'efficacité et quête de respectabilité.

La ligne rouge de la troisième intifada

 "La guerre des couteaux", titre Le Monde, qui a choisi, après les attaques au couteau en Israël ces dix derniers jours, d'aller à la rencontre de ces jeunes Palestiniens qui n'ont connu que l'échec des négociations de paix, une jeunesse radicalisée et sans espoir. Le journal les appelle "les enragés d'Oslo" : ils ont entre 16 et 25 ans et sont nés à peu près au moment où la signature des accords entre Israéliens et Palestiniens à Washington traçait les étapes vers la paix et vers un état palestinien. Que de désillusions depuis, que de reniements, de mensonges, de violences, de guerre à Gaza....
 
Des deux cotés, le macabre décompte des victimes a repris, se désole Philippe Marcacci dans L'Est républicain. Cette fois-ci, rappelle-t-il, le conflit se situe au cœur même d'Israël et touche au statut de l'Esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme. Une ligne rouge, a prévenu l'Autorité palestinienne. Une ligne rouge sur laquelle le sang coule encore.

Objectif : la ligne d'enbut des All Blacks

Le compte à rebours a commencé dans la presse avant le match opposant la France à la Nouvelle-Zélande en quarts de finale du Mondial de rugby, samedi. "L'appel à la révolte", titre L'Équipe ce matin. Et ce qu'il faut lire, c'est cette lettre aux Bleus écrite par Fabien Galthié, vainqueur des All Blacks en demi-finale du Mondial, en 1999.

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L'ancien capitaine du XV de France se souvient dans cette missive de "ces instants qui ont changé ma vie, ma vision des défis et de l'impossible". "Aujourd'hui", poursuit-il, "se pose à vous la même question qui se posait à nous en 1999 : comment allez-vous faire ? Ce que je veux vous dire, c'est que vous avez encore la liberté de décider de ce que vous voulez faire. De comment vous voulez combattre. Vous avez encore la possibilité de vous convaincre, pas de gagner, mais de relever un défi. Vous pouvez le faire. Mais pas par rapport à nous. Il faut que vous le fassiez par rapport à vous. Par rapport à ce que vous voulez devenir". Un conseil de mauvais augure ? "Just do it for yourself" ("Faites le pour vous-mêmes"), disait la presse anglaise au XV de la rose juste avant son élimination...

Une ligne éditoriale surprenante : les chats !

Cela fait partie des petits bonheurs quotidiens quand on fait la revue de presse. On reçoit toutes les nouveautés qui sortent en kiosque, et ce matin laissez moi vous présenter Best of chats, un trimestriel qui nous promet "le meilleur de la connaissance féline", avec un chat blanc en couverture. Le premier animal de compagnie des foyers français - il y a 12 millions de chats en France - méritait bien à lui seul un magazine exclusivement dédié à son connaissance, explique le journal, qui a consacré son premier numéro aux plus belles races.

Et lire ce magazine ça fait ronronner, par exemple quand on lit l'article sur Perle noire et Tuesday, deux exotic shorthairs, des chats qui ressemblent à des peluches, un vrai moteur à ronron, une crème qui peut rester sur le canapé les quatre pattes en l'air toute la journée.

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