2 min de lecture Enseignement

Fac de médecine : plus de postulants que de places

Un millier de jeunes ont été placés sur liste d'attente, avant d'être repêchés, selon le ministère de l'Enseignement supérieur.

Des étudiants en médecine devant leurs examens (illustration)
Des étudiants en médecine devant leurs examens (illustration) Crédit : AFP
Marie Demeulenaere
et AFP

Que se passe-t-il en fac de médecine ? Pour la première fois, 857 jeunes lycéens souhaitant intégrer en premier choix la Paces (Première année commune aux études de santé) ont été placés sur liste d'attente. Une annonce qui fait craindre une sélection sur tirage au sort, ce qui serait une première pour cette filière. La raison : un problème crucial de manque de places, puisque les sept universités de médecine de la région parisienne ont reçu 7.650 candidatures pour la première année commune aux études de santé (Paces), qui accueille les jeunes souhaitant devenir médecins, sage-femmes, dentistes ou pharmaciens. Or ces facultés ne peuvent accueillir au total que 6.793 étudiants de première année. 

Une situation problématique qui a conduit le ministère de l'Enseignement Supérieur à organiser une réunion en urgence, avec les présidents et les doyens des facs de médecine et les recteurs franciliens pour "trouver une solution rapide et concrète", a annoncé la ministre Frédérique Vidal dans un communiqué. À l'issue de la réunion, le ministère a annoncé que "tous les candidats relevant du secteur géographique d’Île-de-France et ayant placé" la première année de médecine en tête de leurs vœux d'orientation pour l'année prochaine "se verront proposer une place" en médecine fin juin. 

Un problème qui concerne uniquement l'Île-de-France

"On pourra accueillir tout le monde, compte tenu de la déperdition" de nombre de postulants de juin à la rentrée universitaire et qui est estimée entre 40 et 50%, a déclaré Jean-Luc Dubois-Randé, président de la conférence des doyens en médecine. Le nombre de postulants décroit en effet pendant l'été: certains candidats redoublent leur Terminale car ils n'ont pas eu le bac, d'autres changent d'orientation etc. 

Les facs de médecine hors Île-de-France n'ont pas eu à inscrire des candidats sur liste d'attente, a précisé le ministère. La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal s'était engagée peu après son entrée en fonction "à faire tout ce qu'elle pouvait pour limiter le tirage au sort" pour la rentrée étudiante 2017 et "ne plus y avoir recours en 2018", a rappelé le ministère. Elle met en place "dès lundi" une cellule de suivi des admissions post-bac, "jusqu'à la fin du processus d'admission".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Enseignement Éducation nationale Île-de-France
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants