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Essonne : à Cerny, un café rural fait de la résistance

REPORTAGE - À Cerny, dans l’Essonne, un café reconnu d’utilité sociale est exceptionnellement autorisé à rester ouvert. Le café associatif est devenu un refuge pour les personnes isolées.

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Le "Ptit Cerny", café solidaire toujours ouvert Crédit Image : Hortense Crépin | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Hortense Crépin édité par Emmanuelle Brisson

Ce jeudi 4 février, direction Cerny, dans l’Essonne. Là-bas des habitants ont repris en 2018 le dernier café de ce village de 3.500 âmes. Et l’ont baptisé "le Ptit Cerny" avec cet objectif : recréer du lien social dans cette commune qui ne compte presque plus de commerces.

C’est l’un des rares établissements toujours ouverts malgré la crise sanitaire, car reconnu d’utilité sociale par la préfecture. Dans ce lieu aux murs de pierre claire, la solidarité commence dès l’entrée. Sur le pas de la porte, des caisses de livre et cette pancarte : "Servez-vous, bonne lecture". "On a des adhérents du café qui ont proposé soit de donner leur livre, ou de les prêter", explique Gwladys, l’unique employée du "Ptit Cerny". Les ateliers, les inscriptions des adhérents : elle coordonne tout. "On fait de la restauration à chaque fois qu’il y a un concert, à des prix accessibles à tous", poursuit-elle.

Pour le moment, le café ne peut pas servir à boire ou à manger à cause des mesures sanitaires. Mais les adhérents continuent de se retrouver à bonne distance. Au milieu de la salle, des pelotes de laine de toutes les couleurs. Installée à une table, Marie-Yvonne manie ses aiguilles à tricoter. "Je m’occupe, je fais des manteaux pour les chiens", confie-t-elle.

Bien plus qu'un café, un lieu de vie, un lieu social

Et si les concerts hebdomadaires sont suspendus, Bernard et sa guitare viennent quand même tous les mardis. "Le Ptit Cerny" n’est pas qu’un simple café : il a une vraie visée sociale et celui qui l’explique le mieux, c’est Michel Mombrun, l’un des initiateurs du projet : "C’est une très bonne idée de rouvrir car on n'a plus de commerces".

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En plus de la dizaine d’ateliers habituellement proposés, des cours d’anglais à ceux de langue des signes en passant par le bricolage, les 450 adhérents poussent parfois la porte du café pour d’autres raisons.

Une fois la crise sanitaire terminée, les bénévoles comptent proposer des cours de cuisine. Et pouvoir partager leurs plats tous ensemble autour d’une même table.

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