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EN DIRECT - Blocage des lycées : "l'acte 3" attendu ce mardi 6 octobre dans les établissements, vers une mobilisation lycéenne historique ?

Redouté par Matignon, ce mardi 6 octobre marque "l'acte III" de la mobilisation des lycéens. Les autorités s'attendent à une journée très compliquée, avec une mobilisation parisienne qui pourrait rassembler entre 20.000 et 40.000 personnes.

Une manifestation lycéenne à Toulouse le 1er octobre 2026.

Crédit : Ed JONES / AFP

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Les 3 infos à retenir
  • Des dizaines de milliers de lycéens vont de nouveau manifester mardi partout en France pour des moyens et une place nouvelle pour la jeunesse, sous haute surveillance des autorités et du gouvernement qui ne parviennent pas à baisser la température après plusieurs jours de tensions, de dégradations et des cohortes de blessés. 
  • La journée de lundi a été marquée par la blessure à Lens d'un jeune de 15 ans, qui a eu la main arrachée par une grenade lors d'une manifestation, selon le préfet. Un épisode "humainement dramatique", a déploré Édouard Geffray, qui a précisé "ne pas savoir dans quelles conditions c'est intervenu"
  • Depuis le début de la mobilisation, plus de 5.000 personnes, dont 87% de mineurs, ont été placées en garde à vue, a indiqué la Chancellerie. À ce stade, 1.802 personnes font l'objet de poursuites. 
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190 lycéens blessés depuis le début de la mobilisation

La grave blessure d'un jeune de 15 ans qui a eu la main arrachée lors d'une manifestation à Lens (Pas-de-Calais) est une situation "humainement dramatique", a déploré le ministre de l'Éducation Édouard Geffray en déplacement en région parisienne. 


"Je ne sais pas ce qui s'est passé, dans quelles conditions c'est intervenu", a précisé le ministre, qui a souhaité rester "très prudent" sur les circonstances. 190 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement, "pour l'essentiel du fait d'éléments accidentels", a-t-il décompté. 

Voici ce que l'on sait de cette affaire ⬇️

Plus de 5.000 personnes placées en garde à vue le 5 octobre

Plus de 5.000 personnes (5.060), dont 87% de mineurs, ont été placées en garde à vue depuis le début des violences en marge du mouvement des lycéens commencé mi-septembre, et 14 placements en détention provisoire ont été ordonnés, a indiqué le lundi 5 octobre la Chancellerie. Les personnes écrouées sont 10 majeurs et 4 mineurs, précise le ministère. 

À ce stade, 1.802 personnes font l'objet de poursuites - 319 majeurs et 1.483 mineurs -, ajoute le communiqué, indiquant que 1.376 mesures alternatives aux poursuites ont été mises en œuvre, et que 790 procédures ont été classées sans suite. 

"Tolérance Zéro" pour les casseurs, selon le préfet de la Somme

Alors que les manifestations ont été émaillées d'incidents, plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer une réponse policière disproportionnée. 

Réponse du préfet de la Somme : la réponse doit être graduée, mais il n'y aura pas de tolérance pour les casseurs. "Il faut agir avec discernement mais quand une personne tire des mortiers à vue au point qu'un proviseur a été blessé, il n'y aura aucune hésitation pour interpeller les auteurs de ce type d'acte", dit Rollon Mouchel-Blaisot au micro de RTL.

"On n'est pas là pour embêter les lycéens. En revanche, on est là pour embêter les casseurs", poursuit le préfet de la Somme, parlant d'une "tolérance zéro".

À Nantes, la mobilisation s'organise sous la protection des syndicats

À Nantes, plusieurs centaines de lycéens et d'étudiants se sont réunis hier soir sur le campus de la fac de lettres pour voter les actions à mener. Les jeunes ont aussi inscrit leurs revendications sur des banderoles.  

Dans la foule, un enseignant syndiqué est venu apporter son expérience en matière de sécurité. "C'est faire une manif la plus sécurisée pour les élèves, avec un service d'ordre pour faire tampon avec les forces de l'ordre", explique-t-il à RTL. 

Les lycéens acceptent l'encadrement des adultes mais refusent que leur mobilisation soit récupérée par les syndicats.

"La police n'est pas l'adversaire des manifestants"

Alors que "l'acte III" est redouté par Matignon, Frédéric Lauze, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, explique sur RTL que "le travail de la police est de faire en sorte que cette liberté fondamentale puisse se déployer". "La police n'est pas l'adversaire des manifestants, elle protège leur droit de manifester."

"Manifester, ce n'est pas casser. Manifester, ce n'est pas incendier. Manifester, ce n'est pas agresser un pompier, un policier, un professeur, un proviseur. On ne peut pas accepter qu'une minorité violente confisque la rue à ceux qui veulent simplement exprimer leurs revendications", pointe-t-il sur RTL Matin. 

Écoutez l'interview en intégralité ici ⬇️

190 lycéens blessés depuis le début de la mobilisation

La grave blessure d'un jeune de 15 ans qui a eu la main arrachée lors d'une manifestation à Lens (Pas-de-Calais) est une situation "humainement dramatique", a déploré le ministre de l'Éducation Édouard Geffray en déplacement en région parisienne. 


"Je ne sais pas ce qui s'est passé, dans quelles conditions c'est intervenu", a précisé le ministre, qui a souhaité rester "très prudent" sur les circonstances. 190 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement, "pour l'essentiel du fait d'éléments accidentels", a-t-il décompté. 

Voici ce que l'on sait de cette affaire ⬇️

Plus de 5.000 personnes placées en garde à vue le 5 octobre

Plus de 5.000 personnes (5.060), dont 87% de mineurs, ont été placées en garde à vue depuis le début des violences en marge du mouvement des lycéens commencé mi-septembre, et 14 placements en détention provisoire ont été ordonnés, a indiqué le lundi 5 octobre la Chancellerie. Les personnes écrouées sont 10 majeurs et 4 mineurs, précise le ministère. 

À ce stade, 1.802 personnes font l'objet de poursuites - 319 majeurs et 1.483 mineurs -, ajoute le communiqué, indiquant que 1.376 mesures alternatives aux poursuites ont été mises en œuvre, et que 790 procédures ont été classées sans suite. 

Un "acte III" redouté par Matignon

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la mobilisation lycéenne. L'"acte III" du mouvement de contestation est attendu aujourd'hui, avec le soutien d'une intersyndicale de l'Éducation nationale (FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires) qui a appelé à descendre dans la rue à leurs côtés, à Paris, Lyon, Marseille et une trentaine d'autres villes. 

Des dizaines de milliers de lycéens vont ainsi de nouveau manifester partout en France pour des moyens et une place nouvelle pour la jeunesse, sous haute surveillance des autorités et du gouvernement qui ne parviennent pas à baisser la température après plusieurs jours de tensions, des dégradations et des cohortes de blessés. 

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