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Blocages des lycées : Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, appelle sur RTL à la "désescalade, à la réponse politique et non policière"

Critiqué pour sa présence sur les blocages, visé par un signalement du préfet de police de Paris pour ses propos sur la légitimité de la violence des jeunes, Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, s'exprime sur RTL.

Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis, sur RTL le 6 octobre 2026

Crédit : RTL

Blocages des lycées : Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, appelle sur RTL à la "désescalade, à la réponse politique et non policière"

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Blocages des lycées : Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, appelle sur RTL à la "désescalade, à la réponse politique et non policière"

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Juliette Vignaud

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Les lycéens appellent à un "acte III" ce mardi 6 octobre. Des dizaines de milliers d'étudiants vont de nouveau manifester partout en France pour des moyens et une place nouvelle pour la jeunesse, sous haute surveillance des autorités et du gouvernement. Les lycéens peuvent compter sur le soutien de La France insoumise et le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, qui se tient à leurs côtés depuis le début du mouvement. 

"Je serai là aujourd'hui pour rappeler que l'urgence est désormais à la désescalade, mais surtout à la réponse politique, pas à la réponse policière", affirme l'édile insoumis sur RTL ce mardi matin, interpellant le président et le ministre de l'Intérieur "à passer les messages rassurants". "Je suis relativement inquiet car sur chaque séquence, l'État a été en retard. Premièrement, il a laissé l'indignation s'installer", poursuit-il. 

"Nous sommes là pour apaiser", renchérit le maire de Saint-Denis. "Les premiers responsables, sont ceux qui ont failli dans la promesse républicaine." Selon lui, les lycéens se sentent délaissés entre le manque de moyens, de professeurs, le délabrement des locaux, Parcoursup. "La marque de respect, c'est de reconnaitre la légitimité de leur parole [...] J'assume d'être du côté de mes habitants, les lycéens sont mes habitants."

"Je désapprouve totalement la violence"

La semaine dernière, l'Insoumis avait estimé que la violence "peut être légitime" tout en jugeant qu'elle devait être évitée, ce qui avait poussé le préfet de police à saisir la justice. 

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"Je ne renie rien de ce que j'ai dit, j'ai dit que la violence peut être légitime", réagit-il sur notre antenne, s'appuyant sur "l'histoire de France" notamment. "Toutes les avancées sociales se sont faites malheureusement aussi dans des formes de violence qui existent. Les phénomènes que l'on connaît dans la réponse, y compris aux revendications des lycéens, ont toujours été empreints de cela."

"Je désapprouve totalement la violence", martèle-t-il. Et d'affirmer : "Je suis un père de famille, quatre enfants, et un éducateur de formation. Donc après avoir été un maire de narcotrafiquant, me voilà maintenant dépeint comme quelqu'un qui pousse les jeunes. Soyons sérieux." Bally Bagayoko appelle à "regarder les revendications", déplorant une "attitude indigne et irresponsable" du gouvernement qui pointe la responsabilité de l'édile.

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