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Blocage des lycées : 5.060 gardes à vue depuis le début des violences, 14 personnes écrouées

A la veille de "l'acte 3", Édouard Geffray a indiqué, ce lundi 5 octobre, que 190 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement. La mobilisation des lycéens touche entre 400 et 500 établissements d'après le ministre de l'Éducation.

Des CRS devant le lycée Gustave Eiffel à Bordeaux le 5 octobre lors du mouvement des lycéens

Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP

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Les 3 infos à retenir
  • Un mouvement de protestation et de blocus des lycées a commencé le 17 septembre dernier en Île-de-France avant de s'étendre à tout le pays. Les lycéens demandent plus de moyens humains et financiers pour l'Éducation nationale. 
  • Les cours sont totalement ou partiellement suspendus dans 400 et 500 lycées, d'après le ministre de l'Éducation nationale. 24 établissements ont été incendiés ou saccagés d'après le début du mouvement. 
  • Après des centaines de blocages, plus de 5.000 interpellations ont eu lieu depuis lundi selon Beauvau, dont environ 85 % de mineurs. 
Filtrer et afficher les actualités :

10 enquêtes de la "police des polices" ouvertes selon le gouvernement

A la veille d'un "acte III mardi", la mobilisation est restée forte mais en baisse au regard de celle de vendredi, avec "589 établissements" perturbés recensés sur les 3.700 lycées du pays contre "presque 800" vendredi, selon le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray. Le gouvernement a annoncé que 10 enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN.

Merci à tous d'avoir suivi ce direct. Vous pourrez suivre l'évolution de la nouvelle journée de mobilisation sur l'application RTL et le site RTL.fr dès 6 heures.

Villepin et Ruffin appellent conjointement à un budget sanctuarisé et à la fin de Parcoursup

Fin de Parcoursup, budget de l'Education sanctuarisé, droit de vote à 16 ans... Deux prétendants à l'Élysée, Dominique de Villepin et François Ruffin, se sont affichés aux côtés de lycéens, déclinant plusieurs propositions communes et appelant à des "réponses politiques" et non "policières" à la mobilisation lycéenne.  

Les détails à lire dans notre article ⬇️

La justice suspend l'interdiction de rassemblements devant des lycées dans la Drôme

La justice administrative a suspendu lundi les interdictions de rassemblements aux abords de plusieurs lycées de la Drôme prises par la préfecture du département au motif qu'elles n'étaient "pas proportionnées" au risque de troubles. 


Le tribunal administratif de Grenoble avait été saisi en urgence par l'association Vigie Liberté pour contester ces interdictions concernant des lycées de Romans-sur-Isère, Montélimar, Valence et Pierrelatte, prises sur fond de mouvement national des lycéens et de blocages d'établissements. 

La Confédération paysanne appelle les agriculteurs à rejoindre les lycéens

La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, classé à gauche, a appelé les agriculteurs à faire "converger" les "colères" et rejoindre la mobilisation des lycéens mardi avec leurs tracteurs, à l'image d'autres syndicats, comme la CGT, qui soutiennent le mouvement. 


"La Confédération paysanne appelle à rejoindre les blocages des lycéen.nes en tracteur ce mardi 6 octobre ! Les revendications de la jeunesse qui se mobilise sont justes et légitimes", a indiqué dès dimanche le syndicat sur ses réseaux sociaux. 

le député LFI Paul Vannier saisit la justice après des témoignages de "répression policière"

Le député LFI du Val-d'Oise Paul Vannier a annoncé avoir saisi le parquet de Pontoise après avoir recueilli des témoignages faisant état de violences policières contre des lycéens mobilisés dans sa circonscription où, la semaine dernière, un adolescent a été grièvement blessé à l'œil à la suite d'un tir de LBD. 


"Je n'ai jamais assisté à un mouvement aussi puissant, aussi clair dans ses revendications et je n'ai en même temps jamais assisté à une répression policière aussi importante sur des enfants", a dénoncé le parlementaire d'Argenteuil-Bezons à la veille d'un acte III du mouvement auquel se joindront les syndicats. 

"Juste de l'espace pour laisser passer une paille" : sur RTL, la colère des parents d'Eden, grièvement blessé lors du blocage de son lycée

À Saint-Ouen-l'Aumône dans le Val-d'Oise, un adolescent de 14 ans, Eden, a eu une double fracture de la mâchoire, après avoir été touché par un tir de lanceur de grenade lacrymogène. Ses parents vont porter plainte pour tentative d'homicide volontaire.

Écoutez le témoignage des parent d'Eden juste ici ⬇️

Le point sur la situation en île-de-France

À 18h15 ce lundi, 240 lycées étaient perturbés en Île-de-France aujourd'hui, soit plus de la moitié des établissements. Parmi ces lycées, plus de 80 lycées ont été le théâtre de perturbations, violences, affrontements et/ou dégradations.

Un peu plus de 200 lycées seront fermés et/ou en distanciels demain en Île-de-France.

À date, les dégâts sont estimés à  7M€. Ce chiffre sera amené à augmenter en fonction de l'évolution de la situation. La Région se portera partie civile à chaque fois qu'un casseur sera traduit en justice, et citera les parents des saccageurs mineurs en responsabilité civile.

Ce lundi, des dégâts ont été observés dans plusieurs lycées tels que le lycée Michel Ange à Villeneuve-la-Garenne (92), le lycée Alfred Costes à Bobigny (93), le lycée Camille Pissarro de Pontoise (95) où des grilles ont été cassées, le lycée Jean Moulin au Blanc Mesnil (93) où des vitres ont été brisées, ou encore le lycée Nicolas Louis Vauquelin à Paris 13.

la ministre de l'Agriculture reporte sa venue au Sommet de l'élevage

La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a reporté sa venue au Sommet de l'élevage près de Clermont-Ferrand où elle était attendue mardi 6 octobre, en raison de la journée de mobilisation des lycéens soutenue par des syndicats, a annoncé lundi son cabinet. 

La semaine dernière, Sébastien Lecornu avait demandé à ses ministres d'annuler leurs déplacements en raison du mouvement de blocage mené par des lycéens, afin de laisser les préfets gérer la situation. 

six enquêtes de l'IGPN ouvertes

L'inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", a été saisie de six enquêtes depuis le début du mouvement lycéen, a appris l'AFP de source proche du dossier, la dernière à Lens après la grave blessure d'un lycéen de 15 ans. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait annoncé l'ouverture de trois enquêtes pour des faits commis à Sevran (Seine-Saint-Denis), Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) et Tours (Indre-et-Loire). 

réunion autout de sébastien lecornu

Sébastien Lecornu réunit actuellement Laurent Nuñez, Édouard Geffray et Philippe Baptiste pour faire le point sur la crise lycéenne.

"Manifester : c'est ton droit, il y a des règles."

Le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a conçu un guide pédagogique à destination des lycéens, à la veille d'une journée nationale de mobilisation des élèves. 


"Nous sommes commissaires de police mais aussi pères et mères d'enfants souvent lycéens", explique le syndicat dans un communiqué, rappelant que "l'apprentissage de la citoyenneté passe par la connaissance de ses droits et de ses devoirs et responsabilités". 

190 lycéens blessés depuis le début de la mobilisation

Alerte

Le ministre de l'Education Edouard Geffray a indiqué que 190 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement. "Soit du fait d'éléments accidentels (...) soit du fait de blessures liées à des fauteurs de troubles, notamment des blessures par mortier", a-t-il indiqué 

Lycéen avec une main arrachée à Lens : "humainement dramatique", déplore le ministre de l'Education

Alerte

La grave blessure d'un jeune de 15 ans à Lens, qui a eu la main arrachée lors d'une manifestation dans le cadre de la mobilisation des lycéens, est une situation "humainement dramatique", a déploré le ministre de l'Education Edouard Geffray.  


"Je ne sais pas ce qui s'est passé, dans quelles conditions c'est intervenu", a précisé le ministre, qui a souhaité rester "très prudent" sur les circonstances.

"Que se passe-t-il dans ce pays ?", interroge Marine Tondelier

La patronne des Ecologistes Marine Tondelier a appelé à réformer la doctrine du maintien de l'ordre après qu'un lycéen a eu la main arrachée par une grenade à Lens. Il s'agit selon elle d'"une faute politique" le fait que "le ministre de l'Intérieur ne donne aucune consigne de retenue aux policiers". 

10 enquêtes de la "police des polices" ouvertes selon le gouvernement

A la veille d'un "acte III mardi", la mobilisation est restée forte mais en baisse au regard de celle de vendredi, avec "589 établissements" perturbés recensés sur les 3.700 lycées du pays contre "presque 800" vendredi, selon le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray. Le gouvernement a annoncé que 10 enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN.

Merci à tous d'avoir suivi ce direct. Vous pourrez suivre l'évolution de la nouvelle journée de mobilisation sur l'application RTL et le site RTL.fr dès 6 heures.

Villepin et Ruffin appellent conjointement à un budget sanctuarisé et à la fin de Parcoursup

Fin de Parcoursup, budget de l'Education sanctuarisé, droit de vote à 16 ans... Deux prétendants à l'Élysée, Dominique de Villepin et François Ruffin, se sont affichés aux côtés de lycéens, déclinant plusieurs propositions communes et appelant à des "réponses politiques" et non "policières" à la mobilisation lycéenne.  

Les détails à lire dans notre article ⬇️

La justice suspend l'interdiction de rassemblements devant des lycées dans la Drôme

La justice administrative a suspendu lundi les interdictions de rassemblements aux abords de plusieurs lycées de la Drôme prises par la préfecture du département au motif qu'elles n'étaient "pas proportionnées" au risque de troubles. 


Le tribunal administratif de Grenoble avait été saisi en urgence par l'association Vigie Liberté pour contester ces interdictions concernant des lycées de Romans-sur-Isère, Montélimar, Valence et Pierrelatte, prises sur fond de mouvement national des lycéens et de blocages d'établissements. 

984 personnes interpellées lundi, 65 agents des forces de l'ordre blessés

RTL a appris lundi soir que 984 personnes ont été interpellées aujourd'hui. 65 agents des forces de l'ordre ont été blessé également.

La Confédération paysanne appelle les agriculteurs à rejoindre les lycéens

La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, classé à gauche, a appelé les agriculteurs à faire "converger" les "colères" et rejoindre la mobilisation des lycéens mardi avec leurs tracteurs, à l'image d'autres syndicats, comme la CGT, qui soutiennent le mouvement. 


"La Confédération paysanne appelle à rejoindre les blocages des lycéen.nes en tracteur ce mardi 6 octobre ! Les revendications de la jeunesse qui se mobilise sont justes et légitimes", a indiqué dès dimanche le syndicat sur ses réseaux sociaux. 

le député LFI Paul Vannier saisit la justice après des témoignages de "répression policière"

Le député LFI du Val-d'Oise Paul Vannier a annoncé avoir saisi le parquet de Pontoise après avoir recueilli des témoignages faisant état de violences policières contre des lycéens mobilisés dans sa circonscription où, la semaine dernière, un adolescent a été grièvement blessé à l'œil à la suite d'un tir de LBD. 


"Je n'ai jamais assisté à un mouvement aussi puissant, aussi clair dans ses revendications et je n'ai en même temps jamais assisté à une répression policière aussi importante sur des enfants", a dénoncé le parlementaire d'Argenteuil-Bezons à la veille d'un acte III du mouvement auquel se joindront les syndicats. 

une "dérive globale par rapport à l'Etat de droit"

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) a dénoncé une "dérive globale par rapport à l'Etat de droit" des interventions policières face au mouvement lycéen, Amnesty International appelant les autorités à une "désescalade" et à "protéger le droit de réunion pacifique" à la veille des manifestations de "l'acte 3". 


"Les autorités doivent privilégier la désescalade et protéger le droit de réunion pacifique lors des manifestations étudiantes de demain", a exhorté, dans un communiqué lundi soir, Amnesty International.  

"Toute intervention policière doit être légale, nécessaire et proportionnée, et les autorités doivent éviter tout recours inutile et excessif à la force", a déclaré Anne Savinel-Barras, présidente d'Amnesty International France.  

"Juste de l'espace pour laisser passer une paille" : sur RTL, la colère des parents d'Eden, grièvement blessé lors du blocage de son lycée

À Saint-Ouen-l'Aumône dans le Val-d'Oise, un adolescent de 14 ans, Eden, a eu une double fracture de la mâchoire, après avoir été touché par un tir de lanceur de grenade lacrymogène. Ses parents vont porter plainte pour tentative d'homicide volontaire.

Écoutez le témoignage des parent d'Eden juste ici ⬇️

Le point sur la situation en île-de-France

À 18h15 ce lundi, 240 lycées étaient perturbés en Île-de-France aujourd'hui, soit plus de la moitié des établissements. Parmi ces lycées, plus de 80 lycées ont été le théâtre de perturbations, violences, affrontements et/ou dégradations.

Un peu plus de 200 lycées seront fermés et/ou en distanciels demain en Île-de-France.

À date, les dégâts sont estimés à  7M€. Ce chiffre sera amené à augmenter en fonction de l'évolution de la situation. La Région se portera partie civile à chaque fois qu'un casseur sera traduit en justice, et citera les parents des saccageurs mineurs en responsabilité civile.

Ce lundi, des dégâts ont été observés dans plusieurs lycées tels que le lycée Michel Ange à Villeneuve-la-Garenne (92), le lycée Alfred Costes à Bobigny (93), le lycée Camille Pissarro de Pontoise (95) où des grilles ont été cassées, le lycée Jean Moulin au Blanc Mesnil (93) où des vitres ont été brisées, ou encore le lycée Nicolas Louis Vauquelin à Paris 13.

5.060 personnes placées en garde à vue depuis le début du mouvement

Plus de 5.000 personnes (5.060), dont 87% de mineurs, ont été placées en garde à vue depuis le début des violences en marge du mouvement des lycéens commencé mi-septembre, et 14 placements en détention provisoire ont été ordonnés, a indiqué ce lundi 5 octobre la Chancellerie.

À ce stade, 1.802 personnes font l'objet de poursuites - 319 majeurs et 1.483 mineurs-, indique le communiqué, précisant que le ministre de la Justice Gérald Darmanin s'entretiendra de nouveau mardi matin avec l'ensemble des procureurs généraux.

la ministre de l'Agriculture reporte sa venue au Sommet de l'élevage

La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a reporté sa venue au Sommet de l'élevage près de Clermont-Ferrand où elle était attendue mardi 6 octobre, en raison de la journée de mobilisation des lycéens soutenue par des syndicats, a annoncé lundi son cabinet. 

La semaine dernière, Sébastien Lecornu avait demandé à ses ministres d'annuler leurs déplacements en raison du mouvement de blocage mené par des lycéens, afin de laisser les préfets gérer la situation. 

six enquêtes de l'IGPN ouvertes

L'inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", a été saisie de six enquêtes depuis le début du mouvement lycéen, a appris l'AFP de source proche du dossier, la dernière à Lens après la grave blessure d'un lycéen de 15 ans. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait annoncé l'ouverture de trois enquêtes pour des faits commis à Sevran (Seine-Saint-Denis), Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) et Tours (Indre-et-Loire). 

réunion autout de sébastien lecornu

Sébastien Lecornu réunit actuellement Laurent Nuñez, Édouard Geffray et Philippe Baptiste pour faire le point sur la crise lycéenne.

"Manifester : c'est ton droit, il y a des règles."

Le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a conçu un guide pédagogique à destination des lycéens, à la veille d'une journée nationale de mobilisation des élèves. 


"Nous sommes commissaires de police mais aussi pères et mères d'enfants souvent lycéens", explique le syndicat dans un communiqué, rappelant que "l'apprentissage de la citoyenneté passe par la connaissance de ses droits et de ses devoirs et responsabilités". 

190 lycéens blessés depuis le début de la mobilisation

Alerte

Le ministre de l'Education Edouard Geffray a indiqué que 190 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement. "Soit du fait d'éléments accidentels (...) soit du fait de blessures liées à des fauteurs de troubles, notamment des blessures par mortier", a-t-il indiqué 

Lycéen avec une main arrachée à Lens : "humainement dramatique", déplore le ministre de l'Education

Alerte

La grave blessure d'un jeune de 15 ans à Lens, qui a eu la main arrachée lors d'une manifestation dans le cadre de la mobilisation des lycéens, est une situation "humainement dramatique", a déploré le ministre de l'Education Edouard Geffray.  


"Je ne sais pas ce qui s'est passé, dans quelles conditions c'est intervenu", a précisé le ministre, qui a souhaité rester "très prudent" sur les circonstances.

"Que se passe-t-il dans ce pays ?", interroge Marine Tondelier

La patronne des Ecologistes Marine Tondelier a appelé à réformer la doctrine du maintien de l'ordre après qu'un lycéen a eu la main arrachée par une grenade à Lens. Il s'agit selon elle d'"une faute politique" le fait que "le ministre de l'Intérieur ne donne aucune consigne de retenue aux policiers". 

Le syndicat des commissaires publie un guide à destination des lycéens

"Manifester: c'est ton droit, il y a des règles." Le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a conçu un guide pédagogique à destination des lycéens, lundi, à la veille d'une journée nationale de mobilisation des élèves.

"Nous sommes commissaires de police, mais aussi pères et mères d'enfants souvent lycéens", explique le syndicat dans un communiqué, rappelant que "l'apprentissage de la citoyenneté passe par la connaissance de ses droits et de ses devoirs et responsabilités".Le SCPN a également expliqué vouloir organiser des rencontres avec les organisations lycéennes afin d'"échanger, expliquer et comprendre les phénomènes de foule, le danger des violences urbaines".

Mobilisation du 6 octobre : "un droit qui se respecte", selon le ministre

La journée de mobilisation des lycéens prévue mardi est "une liberté qui se respecte et se protège", a estimé lundi le ministre de l'Éducation Edouard Geffray qui s'adressait aux proviseurs d'établissements organisant des cours en distanciel.

"Demain (mardi), il y a une journée de manifestations. C'est un acte de démocratie, j'allais dire sociale, classique et organisée. C'est une liberté qui se respecte et qui se protège", a-t-il déclaré lors d'un déplacement dans un lycée à Guyancourt, en banlieue parisienne, tout en appelant les responsables à préparer la reprise progressive des cours mercredi.

Un lycée parisien touché par un feu

Le lycée parisien Nicolas Louis Vauquelin, dans le 13e arrondissement, a été touché lundi par "un feu sur la porte d'entrée (...) par des individus extérieurs (qui) n'étaient pas des lycéens de l'établissement", selon le rectorat de Paris. Notre journaliste Hortense Crépin se trouvait sur place.⤵️

Passante blessée à l'oeil à Aix-en-Provence : un mineur interpellé

Un mineur de 17 ans, soupçonné d'avoir jeté une pierre sur une passante grièvement blessée à l'œil jeudi dernier en marge de manifestations lycéennes, a été interpellé lundi, a annoncé le procureur d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Le jeune homme a été placé en garde à vue du chef de "violences avec arme ayant entraîné une infirmité permanente, faits de nature criminelle", précise le procureur dans un communiqué.

Ce que l'on sait du lycéen de 15 ans grièvement blessé par une grenade à Lens

Un lycéen a été grièvement blessé ce lundi 5 octobre par une grenade de désencerclement lancée par les forces de l'ordre. Sa main a été arrachée. L'enquête doit désormais établir les circonstances. Ce drame intervient à la veille d'un "acte III" à laquelle plusieurs syndicats appellent à participer.

L'avocat du policier accusé d'avoir tenté de noyer un lycéen à Belfort témoigne

Laurent-Franck Lienard, avocat du policier lynché accusé d'avoir tenté de noyer un lycéen, s'est exprimé pour la première fois au micro de RTL ce lundi 5 octobre.

Il martèle : "Jamais, ce commandant de police expérimenté n'a essayé de noyer un jeune en l'interpellant. C'est complètement délirant de le prétendre. Il a simplement essayé d'interpeller un gamin qui ne se laissait pas interpeller".

un élève de 15 ans grièvement blessé à la main à lens

Un lycéen de 15 ans a été grièvement blessé à la main à Lens en marge d'un blocage par une grenade policière, a appris RTL auprès de la police nationale.

60 lycées donnent des cours à distance à Aix-Marseille

Le rectorat d'Aix-Marseille signale que 60 lycées sur 171 donnent des cours en distanciel ce lundi tandis qu'à Rennes, les cours ont repris dans le calme dans plusieurs établissements qui avaient été fermés en fin de semaine, ont constaté des journalistes de l'AFP.

80 lycées perturbés en ile-de-france

Ce matin, 160 lycées sont fermés et/ou distanciels en Ile-de-France aujourd'hui, a annoncé la région ce midi.  Plus de 80 lycées sont le théâtre de perturbations, violences, affrontements et/ou dégradations.


"La Région se portera partie civile à chaque fois qu'un casseur sera traduit en justice, et citera les parents des saccageurs mineurs en responsabilité civile", indique la région. 

"Ce matin, nous déplorons des dégâts dans plusieurs lycées tels que le lycée Michel Ange à Villeneuve-la-Garenne (92), le lycée Alfred Costes à Bobigny (93), ou encore le lycée Nicolas Louis Vauquelin à Paris 13".

La Ligue des droits de l'homme dénonce "une dérive globale"

La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) a dénoncé lundi une "dérive globale par rapport à l'Etat de droit, le non-respect du cadre légal" lors des interventions des forces de l'ordre face aux lycéens mobilisés depuis plusieurs jours.

La présidente de la LDH Nathalie Tehio s'est dite, lors d'une conférence de presse avec d'autres organisations et syndicats en soutien au mouvement des lycéens, "très inquiète" de cette "dérive", estimant que, dans la façon dont les jeunes sont traités, "le droit international n'est pas seulement pas respecté, il est complètement bafoué".

413 établissements perturbés depuis ce matin

Le ministère de l'Éducation nationale annonce que 413 établissements ont été perturbés depuis ce matin.

Panot dénonce les "gesticulations" de lecornu

La cheffe des députés LFI Mathilde Panot a dénoncé lundi "mensonge" et "gesticulations" dans la "feuille de route" adressée dimanche par Sébastien Lecornu à cinq de ses ministres sur les réponses à apporter au mouvement lycéen.

"C'est basé sur un mensonge", a estimé la députée sur franceinfo. L'exécutif s'appuie sur un budget présenté en augmentation de 1,2 milliard d'euros alors que "si on rapporte cette augmentation à l'inflation (...), il y a une baisse pour les collèges et les lycées de 560 millions d'euros", a développé l'élue de la France insoumise.

"Figurez-vous qu'il y a même la suppression de 1.588 postes de professeurs supplémentaires", s'est-elle indignée, alors que "la jeunesse manifeste notamment pour avoir des professeurs de maths, de SVT, de philo en face d'eux".

"Les lycéens de vont rien lâcher"

Sur les réseaux sociaux ont fleuri des appels à une "semaine noire", avec des blocages quotidiens. "Les lycéens ne vont rien lâcher, les étudiants encore plus (...) ça va vraiment être une semaine noire: blocus, blocus, blocus, blocus", a assuré dimanche, dans le rassemblement à Saint-Denis, une étudiante mobilisée, Leila Nehari.

Des manifestations dans le calme ce matin

Ce matin, la situation était en général plus calme que vendredi avec des barrages filtrants, quelques manifestations devant les établissements et quelques points de violence.

Dans le Rhône, la préfecture rapporte des "escarmouches" devant deux lycées et un collège dans Lyon et sa banlieue, et 12 établissements "impactés par des actes isolés". A Lille, la situation était de nouveau dans le secteur des lycées Faidherbe et Gaston-Berger.

A Rennes, comme à Bordeaux en revanche, les cours ont repris dans le calme dans plusieurs établissements qui avaient été fermés en fin de semaine, ont constaté des journalistes de l'AFP. Au lycée Montaigne, vingt à trente lycéens se sont rassemblés devant l'entrée de cet établissement du centre avec des pancartes "Manque de profs", mais les personnels faisaient la circulation et ceux qui voulaient aller en cours sont rentrés.

400 à 500 établissements partiellement ou totalement fermés

Des centaines de lycées sont à nouveau fermés au moins partiellement aujourd'hui, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, que des syndicats appellent à rejoindre, et alors que fleurissent sur les réseaux sociaux des appels à un blocage dur.

Sur les 3.700 lycées du pays, les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus lundi dans 400 à 500 établissements où les conditions de sécurité ne sont "pas réunies", a indiqué dimanche le ministre de l'Education Edouard Geffray.

Que prévoit le projet de loi "casseurs-payeurs" ?

Le projet de loi "casseurs-payeurs" permet l'introduction d'une nouvelle exception au principe d'insaisissabilité des aides personnelles au logement (APL) et des allocations familiales.

Les dommages et intérêts dus aux victimes "pourront être prélevés sur les allocations familiales et les aides au logement, dans le respect d'un reste à vivre", avait précisé Sébastien Lecornu mi-septembre.

Le ministre de l'Enseignement supérieur craint un embrasement national

Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste a confirmé lundi qu'il "craignait" un embrasement au niveau national du mouvement lycéen et étudiant, avant une journée de manifestations prévue mardi.

"Oui je le crains, évidemment", a répondu le ministre, interrogé sur Sud-Radio sur cette éventualité, alors que le mouvement depuis la semaine dernière est émaillé de nombreuses violences et interpellations.

La CGT veut "protéger le droi à manifester" des lycéens

La CGT sera présente mardi dans les manifestations de lycéens dont elle veut "protéger le droit à manifester", a déclaré lundi sa secrétaire générale Sophie Binet sur TF1 tout en soulignant que "les violences desservent toujours les mobilisations".

"Les militantes et militants de la CGT seront là pour protéger les lycéennes et lycéens, parce que nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis dix jours et de cette répression inédite que le gouvernement a organisée", a affirmé la dirigeante syndicale.

"On n'envoie pas les policiers pour déloger des lycéens et des lycéennes qui expriment des revendications", a-t-elle ajouté.

Le projet de loi "casseurs-payeurs" sera examnié le 27 octobre au Sénat

Le projet de loi "casseurs-payeurs" sera examiné en première lecture au Sénat le 27 octobre, a annoncé lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur Europe1/Cnews dans le contexte des violences autour du mouvement lycéen.

Ce texte crée "une forme de responsabilité collective", selon Maud Bregeon, en donnant la possibilité de faire payer, y compris par le recouvrement des aides sociales, des dégâts à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, même si elle n'en est pas l'auteur.

Lecornu adresse une "feuille de route" à ses ministres

Sébastien Lecornu promet des mesures concrètes d'ici à la fin du mois pour répondre aux revendications des lycéens. Il charge ses ministres de travailler sur cinq chantiers, notamment le remplacement des profs absents et la rénovation des bâtiments.

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"Il y a une certaine anxiété" : une proviseure d'un lycée de l'est parisien hésite à ouvrir ses portes

Dans l'est parisien, une proviseure hésitait à ouvrir son établissement ce matin, jusqu'à ce que des individus cagoulés viennent mettre le feu à des poubelles et tentent de casser une vitre. "Il y a une certaine anxiété, on n'est pas habitué à ce genre de choses", témoigne-t-elle au micro de RTL.

Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues et les flammes éteintes mais la crainte reste présente, avant l'acte III demain. 

"Sur les réseaux sociaux, il y a eu des menaces ce week-end, de faire un blocus et de brûler l'établissement."

"C'est vraiment chaud" : des élèves craignent d'aller en cours à Metz

Le mouvement peut-il continuer à dégénérer ? C'est la crainte numéro 1 en ce début de semaine. Certains élèves ont même peur d'aller en cours. C'est le cas notamment à Metz. 

"Je ne pense pas que je vais y aller car ça devient beaucoup trop dangereux pour notre sécurité", témoigne un élève au micro de RTL. Sur les réseaux sociaux, des rumeurs circulent à propos de la venue de jeunes "qui vont planter des gens et essayer de rentrer dans le lycée". "C'est vraiment chaud", souffle-t-il. 

"Il m'a aspergé avec un spray" : Jade, brûlée au visage à Marseille, témoigne sur RTL

Un jeune homme a été placé en détention provisoire pour avoir visé avec un spray enflammé une passante à Marseille, en marge des manifestations lycéennes. Jade, une auxiliaire de vie de 40 ans, interrogée par RTL, s'est interposée au moment où un groupe tentait de fracasser un abribus.
"J'ai essayé de les raisonner", raconte-t-elle sur notre antenne ce matin, parlant d'une "cause noble", "légitime", mais condamnant toute forme de violence. 

Jade a ensuite été ciblée par un jeune, qui l'a "aspergée avec un spray". "Il visait le visage", ajoute-t-elle, encore sous "le choc" des évènements.  "Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait", poursuit-elle, soignée pour des brûlures au visage.  

Belfort : un lycéen, mis en examen pour violences contre un policier, porte plainte pour tentative de meurtre

Deux lycéens de 15 et 17 ans ont été mis en examen pour violences aggravées après le passage à tabac d'un policier vendredi à Belfort lors de heurts en marge du mouvement lycéen, a annoncé le parquet hier.

Le procureur a précisé ne pas avoir ouvert d'enquête parallèle sur les conditions d'interpellation de l'adolescent, qui s'est brièvement retrouvé avec la tête plaquée dans l'eau d'un ruisseau à proximité du lycée, par le policier. 

Son avocat indique à RTL que le mineur va porter plainte pour tentative de meurtre.

"Ça commence à faire long" : l'alerte du principal syndicat des chefs d’établissement

"Nous serons a priori encore bloqués ce matin", indique Christelle Kauffmann, proviseure d’un lycée à Albi et secrétaire générale adjointe du SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement, sur RTL Matin. 

"Pour l'instant, c'est calme, mais ça commence à faire long et nous ne sommes bloqués que depuis la semaine dernière", admet-elle. Selon la proviseure, "les personnels de direction ne vont pas tenir bien longtemps comme cela".

Si à Albi, ils ne se "sentent pas menacés", ils "sentent que la situation est tendue" : "On voit bien qu'il n'y a pas que des lycéens dans les manifestations."

Les cours totalement ou partiellement suspendus dans des centaines de lycées

Les cours sont "totalement ou partiellement" suspendus aujourd'hui dans "400 à 500" lycées où les conditions de sécurité "ne sont pas réunies", et 24 établissements scolaires ont été "incendiés ou saccagés" en marge du mouvement lycéen lancé en début de semaine, a annoncé hier le ministre de l'Éducation nationale.

Une nouvelle journée de mobilisation avant un "acte 3"

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à une nouvelle journée de mobilisation dans les lycées français. Un "acte 3" est prévu demain. 


Depuis le 17 septembre, les lycéens se mobilisent pour demander plus de moyens humains et financiers pour l'Éducation nationale. 

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