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Déconfinement : notre consommation explose, est-ce bon signe pour l'économie ?

ÉDITO - Depuis le déconfinement, la consommation de la population française explose. Cela va-t-il durer ?

Des clients dans un magasin de vêtements (Illustration)
Des clients dans un magasin de vêtements (Illustration)
Crédit : AFP / Archives, PHILIPPE HUGUEN
Déconfinement : notre consommation explose, est-ce bon signe pour l'économie ?
03:45
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L'Eco and You - Martial You
Martial You
Journaliste

La reprise de notre consommation est impressionnante depuis le déconfinement. On a vraiment l'impression d'assister à une économie qui sort de sa chrysalide depuis les annonces de déconfinement : +13% de consommation dans les commerces par rapport à 2019 quand on regarde les transactions de cartes bancaires.

Effet Euro : les achats de biens électroniques et autres télés sont en hausse de 45% par rapport à 2019. Les hôtels et restaurants voient leur fréquentation bondir de 85% par rapport à avant la crise. Et puis, on a eu l'occasion d'en parler avec plus de 3 millions de Français qui se sont rués dans les cinémas en quelques jours...
 
Cette tendance ne va pas forcément se poursuivre avec la levée du couvre-feu parce qu'on sent que cette euphorie de la liberté retrouvée s'essouffle un tout petit peu même si on reste sur des niveaux très élevés de consommation. Disons qu'il y a eu un déconfinement de l'économie très vigoureux et que ça va sans doute se maintenir à un bon niveau pendant tout l'été. 

Après l'euphorie, il va y avoir une économie qui va se resynchroniser

Martial You

On le voit avec les dépenses dans le textile ou les ventes dans les magasins... Les achats de rattrapage sont en train de se tarir. Après l'euphorie, il va y avoir une économie qui va se resynchroniser, on va perdre les aides publiques progressivement. 

Samedi, les victimes de plans sociaux vont manifester sous la bannière des "invisibles", ça existe aussi : 1.041 plans sociaux, 113.000 postes menacés et des ruptures conventionnelles qui concernent aussi 8.400 CDI pour la plupart dans des entreprises du commerce qui emploient moins de 10 personnes. Donc on consomme mais ça ne va pas nous empêcher de connaître des soucis sociaux dans les prochains mois.

L'économie française est en rémission

Martial You
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Cela veut-il dire que l'été sera une sorte de parenthèse enchantée ? Oui un peu... Le Covid, c'est comme une petite gêne lancinante dans le bas du dos après un lumbago... On sent que la douleur est encore là et on consomme pour corriger les frustrations de ces derniers mois. On ne veut pas être les uns sur les autres mais on veut pouvoir passer du temps en famille ou avec des amis : +65% pour des maisons à la campagne selon Liligo avec des départements comme le Vaucluse, le Lot, l'Ardèche qui s'envolent.

Tous les indicateurs rebondissent et rebondissent au-delà de ce qu'on pensait et plus que nos voisins européens. C'est ce que prévoyait la Banque de France au début de la semaine avec une croissance autour de 5,75%, supérieure à la moyenne européenne. Mais il faut rester prudent : l'économie française est en rémission, en fait.

Le Plus : la MAIF va encore bousculer ses concurrents

La MAIF va envoyer une lettre à ses 3 millions de clients aujourd'hui pour leur annoncer qu'ils n'augmenteront pas leurs tarifs en 2022... Les primes sur les contrats d'assurance-auto sont donc les mêmes depuis 2019. "On voit bien que la crise sociale est encore devant nous, le besoin d'aide, de soutien, de solidarité aussi", justifie Pascal Demurger, le Directeur Général de la MAIF. Et cela va donc obliger les concurrents à se positionner une nouvelle fois et ça les obligera à limiter la hausse de leurs tarifs. Entre 1,5 et 2% cette année c'est-à-dire entre 6 et 14 euros de plus par an.

La Note : 10/20 à Christiano Ronaldo

En fait, c'est 20/20 à CR7 et 0/20 à Coca Cola... De l'influence incroyable d'un sportif. En conférence de presse, il a juste dit qu'il préférait boire de l'eau plutôt que la canette de Coca qui était devant lui et le titre du géant d'Atlanta a plongé dans la foulée en bourse. Coca a perdu 4 milliards de capitalisation boursière en quelques minutes.

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