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VivaTech : où en est la "start-up nation" promise par Emmanuel Macron ?

ÉDITO - Ce mercredi 16 juin, s'ouvre à Paris une nouvelle édition de VivaTech, le salon dédié aux nouvelles technologies. Où en est la France dans ce domaine ?

Emmanuel Macron (au centre) au salon VivaTech à Paris en 2019.
Emmanuel Macron (au centre) au salon VivaTech à Paris en 2019.
Crédit : Michel Euler / POOL / AFP
VivaTech : où en est la "start-up nation" promise par Emmanuel Macron ?
03:05
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Martial You - édité par Marie Zafimehy

Et ce mercredi 16 juin, c'est la fête des start-ups et du monde numérique puisque Paris accueille une nouvelle édition de VivaTech... L'occasion de faire un point sur la start-up nation ! Cet événement est très symbolique car c'est le premier véritable salon de rang international qui va accueillir du monde à la Porte de Versailles depuis le début des confinements.

Les grands noms des GAFA ont répondu présents et seront dans une opération séduction avec Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook ou Tim Cook, le patron d'Apple qui s'est enthousiasmé, le week-end dernier, devant le travail de Guillaume Rozier, l'homme qui a compilé les données statistiques du Covid depuis 18 mois. C'est aussi le dernier Vivatech avant la présidentielle et on sait qu'Emmanuel Macron aura à cœur de montrer qu'il incarne toujours cette France technologique.

La communication politique d'Emmanuel Macron va tenter de faire croire qu'il est le fondateur de la French Tech

Martial You

Le bilan d'Emmanuel Macron est bon mais il ne faut pas se tromper non plus. La communication politique d'Emmanuel Macron va tenter de faire croire qu'il est le fondateur et la figure de proue de la French Tech. Or, c'est un mouvement qui est initié depuis de nombreuses années... Sous François Hollande, la France était déjà la délégation la plus importante au salon des nouvelles technologies de Las Vegas.

Mais, c'est vrai que c'est un des combats qu'il a porté et quand on regarde les performances de nos start-ups au cours des cinq dernières années, c'est assez enthousiasmant surtout que ça va encore progresser après le Covid... L'épidémie a consacré le Numérique.
 
On compte aujourd'hui 14 entreprises de taille internationales... C'est ce qu'on appelle les licornes. Il y en avait 4 en 2021... et on devrait atteindre 25 en 2025. Cela parait peu mais des licornes, il n'y en a que 300 dans le monde aujourd'hui.

On réinvente notre industrie historique

Martial You
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Nous sommes très forts sur des secteurs où nous avons toujours été très forts... C'est intéressant parce que ça veut dire qu'on réinvente notre industrie historique. Dans la nourriture, par exemple, on développe des aliments à partir de larves d'insectes qui peuvent remplacer la viande très consommatrice de ressources comme l'eau. Ynsect est en pointe dans ce domaine.

Nous sommes un pays de recherche médicale même si on a été moins rapide pour trouver un vaccin contre la Covid. En revanche, Doctolib s'est imposée dans nos vies. Nous développons un cloud indépendant des américains avec OVH car il y a de très bons ingénieurs dans le pays. Dans la recherche médicale, 80% de nos start-ups ont moins de 5 ans, c'est le signe d'un dynamisme et d'un renouvellement.

Les startups impliquent beaucoup plus de sous-traitants et d'intervenants

Martial You

Et cela crée des emplois ? Selon une étude Roland Berger publiée récemment, vous avez 26.000 emplois dans la technologie : 82% en CDI contrairement à une idée reçue, mais surtout plus de 130.000 emplois indirects. Car les start-ups impliquent beaucoup plus de sous-traitants et d'intervenants autour d'elles qu'une industrie traditionnelle.

Les trois quarts de ces emplois sont en région parisienne car il s'agissait surtout d'applications jusqu'ici mais on bascule dans l'ère industrielle aujourd'hui avec des robots pour les entrepôts du e-commerce qui préparent les cartons chez Exotec ou les serveurs d'OVH et les fabriques d'insectes... Toutes ces usines sont dans le Nord qui rassemble déjà 8% des emplois du numérique. On recrée donc un tissu industriel sur nos anciens bastions ouvriers.

Le Plus : le départ de Bertrand Camus

On pouvait s'en douter. Bertrand Camus s'était battu pendant quasiment un an contre le rachat de son groupe Suez par son concurrent Volia. Veolia l'a finalement emporté, Bertrand Camus a donc décidé de s'en aller.

La Note : 15/20 à Airbus et aux viticulteurs français

Petit à petit, on efface les traces de la politique douanière de Donald Trump. Les États-Unis et l'Europe ont enterré la hache de guerre sur les subventions publiques accordées aux avionneurs Airbus et Boeing. La bonne nouvelle est pour nos viticulteurs notamment puisque la hausse des taxes douanières sur nos vins, décidée par Donald Trump, est suspendue. Les États-Unis sont le premier marché à l'étranger pour nos vins.

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