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Déconfinement : "Chaque jour d'école qu'un écolier ne peut pas suivre est une perte", dit un médecin

INVITÉ RTL - Didier Pittet, épidémiologiste aux Hôpitaux universitaires de Genève, assure que la reprise des cours aux collèges est indispensable malgré un taux d'incidence encore élevé.

Une classe de collège (illustration)
Une classe de collège (illustration)
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Déconfinement : "Chaque jour d'école qu'un écolier ne peut pas suivre est une perte", dit un médecin
06:47
RTL Petit Matin - Julien Sellier
Julien Sellier
Animateur

La France rouvre ses collèges et lycées à partir de ce lundi 3 mai, avec un taux d'incidence de 314 cas pour 100.000. À titre de comparaison l'Allemagne avait rouvert ses écoles avec un taux de 64, le Royaume-Uni à 62.

Mais ce taux d'incidence n'impressionne pas Didier Pittet, président de la Mission indépendante d’évaluation de la gestion de l’épidémie de Covid-19 en France :
"Il faut se rappeler que le fait d'ouvrir les classes n'est pas associé à un risque plus élevé. Le risque est essentiellement lié aux activités sociales qui entourent la reprise scolaire. On parle aujourd'hui d'une proportion extrêmement faible de clusters identifiés."

Selon l'épidémiologiste aux hôpitaux universitaires de Genève, "le fait de multiplier les tests va permettre d'identifier que le virus circule. Le virus ne circule pas plus dans les écoles que dans des lieux de travail. Donc il est très important de documenter cette circulation et à ce moment-là on interrompt les chaînes de transmission".

À quand une vaccination des élèves ?

Pour le médecin, cette réouverture est de toute façon indispensable : "C'est une vigilance armée et rappelons que la raison pour laquelle ces pratiques sont proposées, c'est que chaque jour d'école qu'un écolier ne peut pas suivre est une vraie perte." 

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Alors que la vaccination devrait être élargie à tous les plus de 18 ans dès le 15 juin, la question se posera de vacciner les élèves pour la prochaine rentrée scolaire : "À terme, les adolescents et les jeunes adultes devront être vaccinés, confirme Didier Pittet. Cela va transformer notre capacité de passer au travers de cette situation. On a de très bons résultats préliminaires avec ces vaccins dans cette tranche d'âge avec une réduction de la transmission. Il y a une attente sur ces doses qui nous manquent dramatiquement dans toute l'Europe mais qui arrivent progressivement."

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