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Déconfinement : ce que vous pouvez faire et ne pas faire dans les magasins

Le ministère du Travail a édité un protocole dictant la bonne conduite à suivre pour les enseignes. Ce document intervient dans le but de limiter la propagation du virus avec la reprise de certaines activités commerciales.

Une femme qui suis les consignes de sécurité dans un magasin de Mulhouse
Une femme qui suis les consignes de sécurité dans un magasin de Mulhouse Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
Marie Gingault

En cette troisième semaine post confinement, les Français sont de plus en plus nombreux à faire leur retour dans les magasins. Seulement, d'une boutique à l'autre les règles peuvent varier. Entre mesures obligatoires et aménagements volontaires, difficile de faire la part des choses.


Le 11 mai, premier jour du déconfinement en France, un décret ainsi qu'un protocole de déconfinement ont été publiés. Ceux-ci ont pour but de fournir les indications nécessaires aux commerçants pour une reprise de l'activité en sécurité et conduire à l'application de mesures spécifiques au virus, afin d'en éviter sa propagation. 

Entre distanciation physiques entre les clients et entre clients-commerçants, la gestion du flux de personnes dans l'espace, les équipements de protection individuelle ou encore le système de désinfection, la réalité du terrain est parfois bien différente de ce qui est imposé sur le papier.

Un commerçant peut-il me refuser l'accès si je ne porte pas de masque ?

"Le port du masque grand public sera recommandé pour les personnels et les clients lorsque les mesures de distanciation physique ne peuvent être garanties. Un commerçant pourra subordonner l'accès de son magasin au port du masque", avait précisé Édouard Philippe le 28 avril. 

En effet, comme le confirment les textes, les commerçants ont le droit de refuser l'entrée à un client non masqué. Il en est de même pour les chauffeurs de taxi et de VTC. Sur les façades de nombreuses boutiques, des affiches "port du masque obligatoire" sont déjà placardées. 

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Dans le même sens, beaucoup d'enseignes appliquent du gel hydroalcoolique sur les mains de leurs clients à l'entrée du magasin. Son utilisation fait partie des "mesures d'hygiène" qui "doivent être observées en tout lieu et en toutes circonstances", selon l'article 1 du décret du 11 mai. Ainsi, sa mise à disposition est préconisée. La quasi-totalité des commerces en mettent à disposition des clients au niveau de l'entrée.

Combien de personnes sont autorisées en même temps dans une boutique ?

Dans grand nombre d'enseignes vous risquez de devoir attendre dehors avant de pouvoir entamer vos achats. En effet, afin de limiter la propagation du virus et dans le sens de la distanciation sociale, certains magasins ne font entrer que quelques personnes en même temps, en fonction de la superficie de la boutique.
D'après le protocole du ministère du Travail, cette gestion du flux d'entrée est recommandé afin de "respecter la jauge maximale d'une personne pour 4 mètres carrés". Le document fait part de notions telles que "l'espace résiduel" ou "le coefficient réducteur", qui sont à prendre en compte pour déterminer le nombre de personnes théoriquement autorisées dans l'enceinte du magasin. En effet, un supermarché autorisera plus de monde à entrer en même temps qu'une petite boutique indépendante d'une taille moindre. 

L'activité des locaux est également à prendre en considération, s'il s'agit de bureaux ou d'un magasin, la circulation n'est pas la même. Ainsi, le protocole précise que, "la 'jauge' de 4m2 par personne peut toutefois être corrigée, à l’initiative de l’exploitant et au vu du résultat de l’évaluation des risques, d’une marge de sécurité en fonction de l’activité". 

Le marquage au sol est-il obligatoire ?

Les "établissement recevant du public" sont incités à mettre en place un flux de circulation dans l'objectif de faciliter la distanciation sociale. C'est pourquoi dans de nombreuses enseignes vous verrez des flèches au sol indiquant le sens de circulation à suivre ainsi qu'une entrée et une sortie distinctes. Si le marquage au sol est préconisé par le gouvernement, il n'est pour autant pas obligatoire. Cependant, un non-respect des règles de sécurité peut entraîner une fermeture administrative sur décision de la préfecture.

Les handicapés et femmes enceintes sont-ils toujours prioritaires dans la queue ?

En raison des mesures précédemment évoquées, il est fréquent que des files d'attente se forment à l'entrée de certains magasins. Bien que cette période épidémique soit particulière, il n'y a pas de raison pour le processus change concernant les personnes en situation de handicap. Celles-ci possèdent la Carte mobilité (anciennement la carte d'invalidité), ce qui leur permet de "couper les files d'attentes". 

Concernant les femmes enceintes, celles-ci peuvent faire la demande d'une Carte de priorité d'accès aux lieux publics, bien que généralement le civisme suffise à les laisser passer en priorité. À noter que le décret du 11 mai précise que "l'obligation du port du masque (...) ne s'applique pas aux personnes en situation de handicap". 

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