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Cyberharcèlement : pouvons-nous tous en être victimes ?

En 2020, un internaute sur quatre a été victime de cyberharcèlement. Pouvons-nous tous en être victimes ? "On est fait pour s'entendre" se pose la question.

Cyber-harcèlement : pouvons-nous tous en être victimes ?
Cyber-harcèlement : pouvons-nous tous en être victimes ?
Crédit : Malte Mueller / GETTY
Cyberharcèlement : pouvons-nous tous en être victimes ?
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Emmanuelle Brisson

Le cyberharcèlement est de plus en plus courant. En 2020, un internaute sur quatre a été victime de cyberharcèlement. Et force est de constater que la période de confinement a favorisé cette haine en ligne. Alors, comment se prémunir du cyberharcèlement ?

Alia a 19 ans et est étudiante. En 2015, lorsqu'elle avait 14 ans, elle a été victime de cyberharcèlement. "Chaque jour, on me faisait sentir que je n'étais pas utile auprès des autres. J'ai alors décidé de rencontrer d'autres personnes sur un jeu en ligne. Un jour, j'ai rencontré un jeune garçon qui me disait s'appeler Alexandre. Je me sentais bien auprès de lui, j'aimais lui raconter mes journées horribles au collège". Alia avait besoin de ces bras virtuels pour se sentir bien.

"Il m'envoyait des photos de lui. Il a installé un climat de confiance, d'amour. Et un jour, il m'a demandé une preuve d'amour. Si je ne lui envoyais rien, il me quittait, continue Alia. Au début, je lui ai envoyé des poèmes, mais il attendait tout autre chose. Il m'a alors demandé une photo de mes seins".

Les photos diffusées dans tout son collège

À ce moment-là, Alia pense à ses parents, à ses amis. "Je n'ai pas voulu faire cela, mais pourtant, je l'ai fait, explique-t-elle à Flavie Flament. Et il m'a répondu que j'étais magnifique, la femme de ses rêves. Et cela m'a poussé à faire davantage. Tout s'enchaîne très vite et je ne m'en rendais pas compte".
Un jour Alia rentre du collège, et ce fameux Alexandre en rajoute en lui disant que si elle ne lui envoyait pas d'autres photos, il diffuserait tout sur Internet. Les photos ont été diffusées à tout son collège. Alia confie alors avoir eu "envie de tomber dans le coma", et s'est taillée le poignet avant d'être secourue.

À écouter aussi

Anais Condomines, journaliste chez Libération, témoigne à son tour. "J'avais fait une enquête pour sur le cyberharcèlement et j'ai moi-même été victime. J'ai été ciblé en tant que journaliste et féministe. J'ai reçu des menaces de mort, des menaces de viol, mes infos personnelles ont été dévoilées sur Internet".

Pour Samuel Comblez, psychologue clinicien, "à partir du moment où vous êtes sur un jeu vidéo ou sur les réseaux sociaux, vous pouvez être victime de cyberharcèlement. Et même si vous n'êtes pas présent sur Internet, vous pouvez être harcelé"...

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"On est fait pour s'entendre", le magazine qui vous ressemble et vous rassemble, de 14h30 à 15h30, en direct sur RTL.

Invités

- Samuel Comblez, psychologue clinicien et directeur des opérations pour l'Association E-Enfance.

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