1. Accueil
  2. Actu
  3. Débats et société
  4. École à distance : encore des bugs pour la plateforme du Cned "Ma Classe à la Maison" jeudi
2 min de lecture

École à distance : encore des bugs pour la plateforme du Cned "Ma Classe à la Maison" jeudi

Élèves et enseignants peinent toujours à accéder à la plateforme pédagogique du Cned pour le troisième jour d'enseignement à distance jeudi 8 avril.

Les sites du Cned font face à de nouvelles perturbations jeudi 8 avril pour le troisième jour de l'école à distance
Les sites du Cned font face à de nouvelles perturbations jeudi 8 avril pour le troisième jour de l'école à distance
Crédit : Capture Twitter
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste

L'administration peine toujours à assurer la continuité pédagogique promise aux élèves et aux enseignants avec la fermeture des écoles. Deux jours après le début des cours à distance pour plus de 12 millions d'élèves, la plateforme du Cned "Ma Classe à la Maison" était toujours inaccessible pour nombre d'entre eux ce jeudi 8 avril.

Le dispositif, qui regroupe les ressources pédagogiques pour l'enseignement à distance des élèves de primaire, collège et lycée, fait face à d'importantes difficultés techniques depuis le début de la matinée. 

La plateforme affiche une page d'erreur qui survient face à un trop grand nombre de connexions simultanées. On ignore pour l'instant s'il s'agit des tentatives de connexions légitimes des élèves ou d'une cyberattaque par déni de service, consistant à simuler de multiples connexions pour saturer les serveurs.

Même si les motivations sont peu évidentes et qu'elles ne sauraient expliquer les dysfonctionnements des autres systèmes officiels en difficulté depuis mardi, la piste des cyberattaques est celle qui est privilégiée par les autorités depuis mardi. 

À lire aussi

Le Cned a encore évoqué jeudi matin de nouvelles attaques informatiques visant ses équipes et ses plateformes depuis cette nuit. "Toutes nos équipes sont pleinement mobilisées pour rétablir un service optimal au plus vite", écrit l'organisme sur Twitter. 

L'Éducation nationale avait déjà attribué les perturbations de ses services à des dizaines de cyberattaques depuis mardi contre lesquelles le Cned a décidé de porter plainte. Une enquête a été ouverte mercredi par l'Office central de lutte contre la cybercriminalité liée aux technologies de l'information et de la communication pour faire la lumière sur ces actes malveillants présumés.

Un problème de dimensionnement des services

Un autre outil pédagogique numérique de l'enseignement scolaire, les ENT (environnements numériques de travail), gérés par les collectivités locales, a connu des difficultés d'accès depuis le retour de l'école à distance mardi. Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a dans un premier temps attribué ces dysfonctionnements à l'incendie survenu début mars chez la société française OVH, qui héberge certains des serveurs des prestataires des ENT, mais dont le PDG a fermement démenti ces accusations mardi.

Interpellé sur le sujet lors des questions au gouvernement du Sénat mercredi, le ministre de l'Éducation a cette fois rejeté la responsabilité sur les régions et les départements. "Ce qui n’a pas marché ce sont les ‘tuyaux’. Ils ne sont pas de la compétence de l’Education nationale ! Cela relève des régions et des départements", a-t-il affirmé.

Sur le banc des accusés, les prestataires n'auraient pas suffisamment anticipé la montée en charge des serveurs induite par l'afflux de connexion des élèves depuis mardi. Le principal prestataire des plateformes des ENT, Open Direct Education, a reconnu mercredi sur France Info qu'il y avait "trop de monde au même moment" mardi matin : "On a connu une très forte saturation de nos plateformes liée à un nombre très important de connexions sur une plage horaire très concentrée". 

Mais le problème trouve plus vraisemblablement sa source dans l'usage qui est fait de ces plateformes. Un autre prestataire interrogé par Le Figaro explique que ces services ont été conçus pour prolonger l'enseignement, en permettant aux élèves de se connecter brièvement pour consulter des ressources, et non pas pour s'y substituer avec des connexions simultanées et prolongées.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/