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Coronavirus : un généraliste propose de tester la chloroquine sur des médecins infectés

VU DANS LA PRESSE - Thierry Lardenois, médecin et président de la CAMF Caisse autonome des médecins de France, a proposé au ministre de la Santé de tester la chloroquine sur des médecins infectés par le Covid-19.

Une boite de Plaquenil, dérivé de la chloroquine
Une boite de Plaquenil, dérivé de la chloroquine
Crédit : Damien Meyer / AFP
Marie Gingault
Marie Gingault

Thierry Lardenois, un médecin exerçant en Moselle, a contacté à trois reprises le ministre de la Santé Olivier Véran et Jérôme Salomon le directeur général de la Santé, afin de leur soumettre son idée : tester la chloroquine sur des médecins volontaires, parmi les 2.000 libéraux porteurs du Covid-19.


Pour l'heure, le médecin mosellan n'a reçu aucun retour à ses trois requêtes du 24 mars, 30 mars et 3 avril, informe Le Républicain Lorrain. Dr Lardenois propose dans celles-ci de tester le traitement controversé du Dr Raoult à base de chloroquine, sur des médecins libéraux porteurs du Covid-19, sur la base du volontariat. 

Le médecin qui est également président national de la Caisse autonome des médecins de France (CAMF), affirme avoir déjà des volontaires prêt à se soumettre au test, et dit ne pas comprendre "ce blocage politique". Il révèle regretter "qu’aucune étude ne prenne en compte de façon indépendante l’association hydrochloroquine/azhithromycine à la phase précoce de la maladie, la seule où elle pourrait présenter une efficacité en freinant et bloquant la réplication virale et donc l’effet cytopathogène du virus".

Des confrères sont morts

Thierry Lardenois, médecin généraliste en Moselle

LA CAMF justifie cette initiative par l'envie de "ne faire prendre aucun risque à nos concitoyens, il nous apparaît plus raisonnable de pratiquer cet essai sur une population capable d’en comprendre les risques". Pour Thierry Lardenois, "cette démarche est la seule capable de mettre fin à la polémique tout en assurant une sécurité optimale. Des confrères sont morts. Par cette initiative, je veux sauver leur peau et celle de leurs patients" confie-t-il au Républicain Lorrain.

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La Caisse autonome des médecins de France a déjà réfléchi à la façon dont se dérouleraient les choses si le gouvernement venait à donner son accord. Les médecins infectés volontaires seraient hospitalisés dans des centres hospitaliers désignés, pendant 48 heures afin de "s’assurer de l’absence de contre-indications et d’effet adverse précoce". Par la suite le suivi se ferait quotidiennement par audio conférence. Au dixième jour, un contrôle bioclinique physique serait proposé en structure de soins.

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