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Coronavirus : pourquoi certaines personnes n'ont jamais été contaminées

Presque deux ans après le premier confinement, certains n'ont toujours pas été infectés par la Covid-19, alors qu'ils y ont été exposés. Un mystère que tentent de résoudre les scientifiques du monde entier.

Une soignante réalise un test PCR (illustration)
Une soignante réalise un test PCR (illustration)
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Théo Putavy

Le 17 mars 2020, face à la propagation grandissante d'un mystérieux virus, la France se confinait pour la première fois. Presque deux ans plus tard, la Covid-19 est encore là mais, pour reprendre les mots du ministre de la santé Olivier Véran, "le pire est derrière nous". 

Après environ quatre mois de confinements, cinq vagues de contaminations et des millions de tests positifs, certains Français n'ont encore jamais été infectés par le virus. Ni Delta, ni Omicron, ni BA.2, ni Deltacron n'auront eu raison de ces résistants au SARS-Cov-2. Comment ont-ils fait ? C'est la question à laquelle des scientifiques du monde entier tentent de répondre.

Évidemment, le respect des distanciations sociales, des gestes barrières et du port du masque sont des moyens de se protéger du virus scientifiquement prouvés. Mais à exposition au Covid-19 égale, certains Français ont moins de chances d'être infectés. Voici des hypothèses ou découvertes qui étayent cette théorie. 

Avoir été contaminé par un autre coronavirus

Une étude de l'Imperial College de Londres, publiée début janvier dans la revue Nature, montrait que des personnes vivant avec des malades du Covid-19 et n'ayant pas été infectées disposaient, pour la plupart d'entre elles, d'un grand nombre de cellules T. "Notre étude fournit la preuve la plus claire à ce jour que les cellules T induites par d'autres coronavirus, comme le rhume, jouent un rôle protecteur contre l’infection au SARS-CoV-2", avait avancé Ajit Lalvani, coauteur de l'étude. 

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On l'appelle l'immunité croisée. Les cellules T persistent longtemps dans l'organisme et permettent de reconnaître les protéines du Covid-19 pour mieux les contrer. 

Appartenir au groupe sanguin O

Les personnes du groupe sanguin O seraient, elles, moins susceptibles d'être infectées par le Covid-19 mais transmettaient plus facilement le virus. C'est ce qu'ont tenté d'expliquer plusieurs études lors des derniers mois. Celle publiée dans la revue Epidemics suggère, qu'à exposition égale au virus, les personnes auraient des risques différents de contracter le Covid-19 selon leur groupe sanguin. 

Une thèse confirmée par l'Inserm en mars dernier. Néanmoins, ces résultats n'exemptent pas les 42% de Français appartenant au groupe sanguin O "des gestes barrières et des mesures habituelles de distanciation, prévenait l'institut, qui restent avec la vaccination les principales mesures de protection contre la Covid-19". 

Des mutations du génome

Nombreux sont les chercheurs à travailler sur une éventuelle "immunité innée" contre le Covid-19 chez certaines personnes due à des mutations de leur matériel génétique. Ils s'appuient sur l'exemple des personnes qui ont subi une mutation du gène CCR5 à l'origine de la production d'une protéine. Elle leur permettrait d'être immunisés contre le VIH qui n'arriverait pas à pénétrer dans leur corps via cette protéine. 

Pour le Covid-19, la mutation devrait alors toucher le récepteur ACE2. Mais elle est très peu probable, indique Laurent Abel, professeur à l'Institut Imagine, au Monde. Toutefois, d'autres mutations permettraient d'éliminer plus rapidement le virus, selon un article de Trends in Immunology en février dernier. 

Une forte concentration de vitamine D

Et si manger du poisson, du beurre ou du fromage vous protégeait du virus ? Cette fois-ci, la tentative de réponse vient d'Israël et plus précisément de l'université Bar Ilan et du Galilee Medical Center, indique i24News. Selon l'étude, une carence de vitamine D augmenterait de manière significative les risques de formes graves ou de décès liés au Covid-19. 

"Nous avons trouvé remarquable, et frappant, de voir la différence dans les chances de développer une forme grave quand on manque de vitamine D par rapport à quand on n'en manque pas", a déclaré le Dr Amir Bashkin, ayant pris part à l'étude. 

Les fumeurs mieux protégés ?

Les rumeurs avaient fait grand bruit au printemps 2020, à la sortie du premier confinement. Une étude de la Pitié-Salpêtrière avait montré que la proportion de fumeurs parmi les personnes atteintes du Covid-19 était faible. En effet, la nicotine pourrait interagir avec les récepteurs ACE2 et priverait l'accès au virus dans l'organisme. 

Cette thèse est possible mais aucune confirmation n'a été apportée, surtout que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a, elle, conclu que les fumeurs étaient plus susceptibles de développer des formes graves du coronavirus, une fois infectés. Pour ceux qui fument entre une et neuf cigarettes par jour, le risque de décès est multiplié par deux. 

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