2 min de lecture Coronavirus

Coronavirus : ceux qui appellent CovidÉcoute sont "angoissées", explique une psychothérapeute

INVITÉE RTL - Stéphany Orain-Pelissolo, psychothérapeute travaille pour CovidÉcoute, la plateforme gratuite proposée aux personnes en détresse psychologique liée au Covid-19 et au confinement

Christelle Rebiere L'invité de RTL Midi Christelle Rebière
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CovidÉcoute : les personnes sont "angoissées par le déconfinement", explique une psychothérapeute Crédit Image : Unsplash/@anthonytran | Crédit Média : Christelle Rebière | Durée : | Date : La page de l'émission
RTL Midi -  Christelle Rebière
Christelle Rebière et Capucine Trollion

CovidÉcoute est une plateforme gratuite proposée aux personnes en détresse psychologique liée au Covid-19 et au confinement. Stéphany Orain-Pelissolo, psychothérapeute, a cofondé cette plateforme d'écoute.

"On reçoit des appels de personnes qui pour la plupart n'ont jamais consulté de psychologue auparavant (...) Ils sont très surpris par le ressenti d'émotions comme l'anxiété, la tristesse, qui sont très importantes. Ils sont réveillés par des angoisses nocturnes avec des sensations d'oppression (...) Ils ont besoin qu'on leur explique pourquoi ils ont ces manifestations-là", démarre Stéphany Orain-Pelissolo. "On leur dit que c'est quelque chose de normal et de profondément humain. On est confronté à une situation totalement inhabituelle qui nous confronte à beaucoup d'incertitudes", poursuit-elle.

Le flou autour de la période du déconfinement, entretient ces sentiments d'angoisse, précise la psychologue qui note un changement dans les appels, entre le début du confinement et son prolongement au 11 mai.

L'angoisse a changé de nature au fil des semaines

"Ce qui a changé, c'est quand le président de la République a annoncé le prolongement de la date du confinement, là, les personnes ont vraiment ressenti un sentiment d'oppression très important. Autant au départ, c'était plutôt quelque chose qui était vécu comme une phase de repos, une possibilité de se mettre en pause. Au-delà de 15 jours, on a vu une modification des problématiques avec un peu comme une sensation de claustrophobie, d'enfermement".

L'angoisse a changé de nature au fil des semaines. "Ils ont pris conscience de la gravité de la crise avec toutes les informations qui arrivaient (...) Ils sont angoissés maintenant par le déconfinement, tout en étant angoissés par leur avenir tant sur le plan économique que sur le plan professionnel", précise Stéphany Orain-Pelissolo avant de conclure : "Tant qu'ils n'auront pas trouvé de vaccin ou de tests de dépistage, ils ne seront pas rassurés."

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