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Coronavirus en France : quand pourra-t-on mesurer l'impact du confinement ?

INVITÉ RTL - Selon Arnaud Fontanet, épidémiologiste et directeur du Département Santé Global à l'Institut Pasteur, les effets du confinement ne seront pas visibles avant une à deux semaines.

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Coronavirus en France : quand pourra-t-on mesurer l'impact du confinement ? Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Yves Calvi édité par Marie Gingault

Ce vendredi 27 mars, la France vit son onzième jour de confinement. Si Emmanuel Macron avait initialement annoncé une période de quinze jours renouvelable, il y a de fortes chances que le confinement soit prolongé et pour cause. Comme en témoigne Arnaud Fontanet, épidémiologiste et directeur du Département Santé Global à l'Institut Pasteur, les effets du confinement ne peuvent être pour l'heure constatés. 

"Malheureusement il ne sera pas possible de voir l'impact du confinement avant encore une à deux semaines. Le nombre de cas qui est rapporté est très dépendant du nombre de tests qui sont réalisés, des indications de ce test et de fait, ne traduit pas la dynamique épidémique" explique-t-il avant de poursuivre, "La raison du confinement était de protéger les services de réanimation qui sont saturés. Le moment où l'on pourra dire que le confinement a un impact c'est le moment où l'on verra enfin le nombre de patients admis en réanimation diminuer sur l'ensemble du territoire national (...). Et ça, je pense qu'on pourra le voir dans une semaine, dix jours peut-être mais pas avant" .


Le décalage permanent entre les efforts qui sont faits et les résultats qu'ils peuvent donner est pour Arnaud Fontanet, également membre du Conseil scientifique, l'une des raisons qui pousserait le gouvernement à prolonger le confinement : "La raison pour laquelle on a fait cet avis, qui était de proposer un confinement sur une période de six semaines au moins à partir du 15 mars, c'est qu'il faut trois semaines avant que les personnes qui étaient infectées au moment où le confinement a été mis en place, développent éventuellement la maladie et après, les complications qui les amèneraient en réanimation" indique l'épidémiologiste. 

Des réanimations "lourdes, qui vont durer 3 à 4 semaines, et de fait c'est une période de six semaine qui aura un impact vraisemblablement sur la surcharge des services de réanimation sur le long terme".

Le prolongement du confinement, inévitable ?

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Si les effets du confinement ne peuvent être mesurés avant une semaine voir dix jours, comme le souligne Arnaud Fontanet, prolonger le confinement semble alors être la solution la plus raisonnable, voir inévitable. "Le prolongement du confinement est motivé par la nécessité de préserver les services de réanimation avec une inertie. Quand on aura des données supplémentaire dans dix jours à peu près, on sera plus à même de pouvoir se projeter sur quelle sera la durée totale du confinement, nécessaire avant d'avoir atteint notre objectif qui est de désengorger les services de réanimation". 

"Mais comme on l'a dit pour nous, ce sera très difficile de ne pas aller jusqu'au six semaines après la date du 15 mars", insiste le spécialiste.

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