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Congé paternité : un allongement dont certains ne profitent pas

FACT CHECKING - Le 1er juillet entre en vigueur le congé paternité allongé : il passe de 11 à 25 jours. Un droit que n’exercent pas toujours les pères, qu’en est-il vraiment ?

Un enfant avec son jouet (illustration).
Un enfant avec son jouet (illustration).
Crédit : Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Congé paternité : un allongement que ne profite à tous
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Congé paternité : un allongement dont certains ne profitent pas
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Jean-Mathieu Pernin - édité par Céline Morin

Nous sommes en juin 2021 et les femmes continuent le plus souvent à assurer les tâches familiales. C’est dans ce sens qu’en septembre dernier, Emmanuel Macron a annoncé l’allongement du congé paternité. 

25 jours calendaires plus les trois jours du congé de naissance. Depuis la création en 2002 d’une parenthèse pour être proche de sa moitié lors de la naissance d’un enfant, les choses ont évolué puisqu’au départ, c’était seulement 11 jours. 

Cela avance, mais pas toujours dans les mentalités. En effet, selon le JDD, seuls 70 % des pères exerçant dans le secteur privé profitent de ce droit. 9 % des travailleurs indépendants renonceraient même aux 3 jours après la naissance. En cause, selon certaines études, la crainte d’être jugé, mais aussi la pression de certains employeurs. Une hésitation que l’on retrouverait davantage chez les CDD et les emplois précaires. 

De plus, la crise de la Covid-19 aurait accentué ces phénomènes et n’encouragerait pas les pères à prendre leurs congés d’après-naissance. D’ailleurs, personne ne s’offusque sur le terme congés quand on doit s’occuper d’un nourrisson, parfois le bureau est plus reposant, paraît-il.

Il y a aussi une crainte pour le salaire

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Une indemnité est versée tous les 14 jours en fonction du salaire touché, mais elle pourrait faire craindre, par exemple à beaucoup de cadres supérieurs de ne pas prendre ces congés, refroidis par l’idée que sa rémunération sera moindre notamment à cause du plafond salarial de la Caisse d’assurance-maladie. Cet allongement du congé paternité est une avancée, mais beaucoup regrettent le manque d’incitation. Ainsi en septembre dernier, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, avait rendu un rapport sur les 1.000 premiers jours de l’enfant et parlait lui d’un congé paternel de 9 semaines. Pas vraiment ça. 

9 à 12 semaines, c’est la durée après-naissance pour les pères retenue par la Finlande et l’Espagne. Au Japon, le système de congé parental offre 12 mois à chaque membre du couple, payés à 67 % du salaire durant les 180 premiers jours, puis 50 % ensuite, mais rares sont ceux à le prendre. Eux trouvent ça trop long.

Certaines entreprises ont déjà passé le cap

Notamment dans les entreprises de la tech ou internet. Facebook propose 17 semaines de congé paternité, Spotify également. En 2015, Netflix annonçait des congés paternité et maternité illimités, sans que cela ne dépasse un an. Illimités avec une limite. Ces entreprises ont compris comment communiquer avec l’égalité femme-homme, ça permet d’attirer les talents, on n’a pas fait mieux que de mettre en avant les congés pour donner envie de travailler. 

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