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Confinement : les aides alimentaires face à une demande qui explose

La banque alimentaire et les Restos du cœur ont vu leur nombre de bénéficiaires exploser depuis le premier confinement, mais aussi leurs nombres de bénévoles diminuer.

Julien Sellier RTL Petit Matin Julien Sellier iTunes RSS
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Confinement : les aide alimentaires constatent une forte hausse de la précarité Crédit Image : AFP | Crédit Média : Vincent Serrano | Durée : | Date : La page de l'émission
Vincent Serrano
édité par Nicolas Barreiro

Ce mardi 24 novembre, s'ouvre la 36e campagne des Restos du cœur, en 2019 elle représentait 136 millions de repas distribués. Cette année, on parle déjà d'une hausse d'un million du nombre de pauvres, qui se traduit par 10% de bénéficiaires en plus aux Restos du cœur, 15% pour ce qui est de la banque alimentaire.

Ce ne sont que des moyennes nationales alors quand on rentre dans le détail, par exemple à Bordeaux, au premier confinement la banque alimentaire a accueilli 800 étudiants qu'elle n'avait jamais vus et qui sont restés. Ce chiffre représente 20.000 nouveaux colis distribués depuis mars. De plus, ces pourcentages ont été calculés par les associations cet été, ce qui veut dire qu'ils ont augmenté depuis.

"On fait face, non pas à un tsunami mais à une marée, constante, qui ne redescend jamais", décrivent le secours populaire et la banque alimentaire. Surtout des jeunes qui arrivent avec des profils différents, des autoentrepreneurs, des intermittents, des étudiants… Des personnes seules qui ont eu ces derniers mois un choix entre faire ses courses ou payer son loyer.

Les ressources seront-elles suffisantes ?

La question des stocks dépend des associations, des régions des départements, à la banque alimentaire par exemple c'est un peu compliqué. La collecte nationale a lieu en novembre, avant la crise, pas de masque pour les bénévoles en mars donc peu de ramasses, et des collectes locales qui n'ont pas pu se faire en juin. Résultat : si la "marée" ne s'accentue pas ils ont 3 mois de stocks en moyenne. En Martinique c'est un mois maximum et à Toulouse à peine un mois et demi.

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Concernant les bénévoles, c'est aussi compliqué, parce que la grande majorité a plus de 65 ans, donc des personnes à risque qui ne peuvent pas, pour certaines, venir donner un coup de main dans un centre ou sur une collecte. Ce qui fait que la banque alimentaire a dû faire appel à 1.500 bénévoles ponctuels depuis mars. Pour les Restos du cœur, rien que dans le Val-d'Oise, on est passé de 900 à 600 bénévoles. Ils tiennent le coup mais difficilement, quand on sait qu'il y a plus de bénéficiaires qu'avant.

Les associations s'adaptent au final, en créant par exemple pour ce qui est de la banque alimentaire : monpaniersolidaire.org. Il s'agit d'une plateforme en ligne où vous achetez des paniers virtuels qui seront ensuite distribués. Il y a une chose, que toutes les associations ont tenu à souligner : "qu'on n'ait moins de bras, qu'il y ait plus de monde qu'avant ou pas peu importe, il y a une chose qui ne changera pas : on sera toujours là pour vous ouvrir la porte si vous êtes dans le besoin".

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