4 min de lecture Société

Pédocriminalité : comment lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants ?

De quelle manière prévenir la pédocriminalité ? "On est fait pour s'entendre" se pose la question.

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Comment prévenir la pédocriminalité ? Crédit Image : KatarzynaBialasiewicz / GETTY | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
La page de l'émission
Thibaud Chaboche

En France, aujourd'hui, un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles. Des actes terribles, qui marquent à vie et laissent parfois des séquelles irréparables. Comment lutter contre cette pédocriminalité ? Comment prévenir les enfants et les mettre en sécurité ? "On est fait pour s'entendre" s'est penchée sur la question.


"Il faut que ce sujet devienne une véritable cause nationale" martèle Karl Zéro, auteur de ''1 sur 5, manifeste contre la pédocriminalité en France''. Dans ce livre, le journaliste propose 25 mesures à mettre en œuvre pour lutter contre cette pédocriminalité trop présente, comme la reconnaissance officielle de l’amnésie traumatique, une définition du viol sur mineur introduite au code pénal, ou encore l'instauration "d'une formation approfondie sur la pédocriminalité pour les policiers, magistrats, et autres travailleurs sociaux". 

D'année en année, les langues se délient, et de nombreux cas se révèlent au grand jour : l'affaire Epstein, ou plus récemment les révélations dans le monde du judo en sont la preuve. Mais pour Karl Zéro, les victimes sont encore trop souvent abandonnées dans un long chemin de solitude, et les institutions, trop préoccupées à se protéger grâce à une omerta persistante. "C'est un véritable fléau. Il faut que les politiques s'en emparent, que des lois soient votées, pour que quiconque touche un enfant, sache que l'enfer l'attend" témoigne-t-il. 

Il faut absolument que la loi soit derrière les enfants !"

Patricia Chalon
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Alors, comment lutter contre cette pédocriminalité, présente la plupart du temps au sein de sphères de confiance comme la famille ou les institutions, telles que les clubs de sport ? Si la question du consentement reste encore floue, "la loi se doit d'être impérativement derrière ces enfants" explique Patricia Chalon, psychologue. Et d'ajouter "il faut leur expliquer que quand on leur propose quelque chose qui leur fait du mal, il ne faut pas accepter. Mais si la loi ne suit pas, ça ne sert à rien".

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Pour Ernestine Ronai, co-présidente de la Commission Violences au Haut Conseil à l’Égalité Homme-Femme, le combat passe également par une plus grande fermeté. "Il faut qu'on considère qu'un enfant de 0 à 12 ans est forcément contraint, que ce soit moralement ou physiquement, par l'adulte. Il faut arrêter de se focaliser sur le comportement de l'enfant" explique-t-elle.

Si l'acte est inqualifiable, les séquelles, elles, sont parfois irréversibles. Scarifications, amnésies partielles, traumatismes, et même parfois suicide. En France, sur les 300.000 victimes d'abus sexuels, 60 % sont des mineurs, tandis que seulement 0.3 % des accusés, sont condamnés. Un constat terrifiant pour Ernestine Ronai. "Cela prouve que le sujet mérite qu'on s'y attarde. Etre reconnu comme victime est capital, car c'est un premier pas vers la reconstruction".

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"On est fait pour s'entendre", le magazine qui vous ressemble et vous rassemble, de 14h30 à 15h30, en direct sur RTL.

Invités

- Patricia Chalon, psychologue et psychothérapeute et Présidente d'Enfance Majuscule. 

- Ernestine Ronai, co-présidente de la Commission violences au Haut Conseil à l’Egalité Femme-Homme, directrice de l'Observatoire départemental des violences envers les femmes de Seine Saint-Denis, pour l'égalité homme-femme et contre les violences conjugales.

- Karl Zéro, journaliste, auteur de ''1 sur 5, manifeste contre la pédocriminalité en France'' aux éditions Télémaque.

1 sur 5, manifeste contre la pedocriminalité en France
1 sur 5, manifeste contre la pedocriminalité en France

Droit de réponse de Claude François junior et Marc François

"Au cours de son émission, On est fait pour s'entendre, annoncée sous le titre suivant :
"Pédocriminalité : comment lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants ?", Madame Flavie Flament propose aux auditeurs d'écouter un "son" datant des années 70, au cours duquel notre père Claude François s'exprime. Nous entendons tout d'abord préciser que l'interview en cause, réalisée en 1973, s'inscrit dans le cadre d'un reportage d'une durée de 4,59 min, consacré au "profil" de son public et à l'écoute toute particulière que l'artiste prêtait aux courriers de ses fans, l'entretien était ponctué de lectures en "voix off" de certains desdits courriers et illustré d'images de scène. A cette précision, il convient d'ajouter qu'il s'agit d'un montage de deux extraits de l'entretien, faisant abstraction de plus de la moitié de son contenu original, ce qui a pour effet de sortir le propos de son contexte original et d'en dénaturer le sens, et donc d'induire en erreur les auditeurs de l'émission en cause.

Sur la base de cet extrait, Madame Flavie Flament n'hésite pas à conclure : "Voilà, ça en dit long sur cette société qui a abandonné les victimes et des histoires comme ça, il y en a plein", affirmant de manière péremptoire que parmi les fans âgées entre 14 et 18 ans, certaines seraient des "victimes" de Claude François, accusant ainsi indirectement notre père d'être un prédateur, voire un pédophile. Or il n'y a jamais eu le moindre abus, pas la moindre atteinte sexuelle et encore moins d'accusation de viol à l'égard de Claude Francois. Rien ne permet de comparer son public à des "victimes", ces propos étant infondés et gravement attentatoires à sa réputation.

Quant aux propos tenus par Monsieur Karl Zéro, nous estimons que l'amalgame qui est fait enfre notre père et Jeffrey Epstein, accusé de trafic de mineurs, ainsi que la formule "pédophile ou pédocriminel un jour, pédocriminel toujours" sont parfaitement choquants et portent une atteinte grave à l'honneur de Claude François. Tout d'abord, aucun fait ne permet d'établir une relation directe entre Claude François et celui qui est soupçonné d'avoir été l'un des principaux pourvoyeurs de mineures pour le compte de Jeffrey Epstein. Il est parfaitement infondé d'indiquer que les jeunes filles que Claude François photographiait lui était "amenées" par l'intéressé. Ensuite, les quelques séances photos qu'à pu faire Claude François pour son magazine se déroulaient toujours dans un cadre professionnel, encadrées par une agence représentant ses modèles, lesquelles faisaient l'objet d'un contrat de travail. Enfin, aucun témoignage de modèles ne fait état d'une attitude inappropriée de la part de Claude et aucune plainte n'a jamais été déposée de ce fait.

Si la cause défendue par Madame Flavie Flament et Monsieur Karl Zéro mérite indiscutablement leur combat, et celui de tous ceux qui s'y engagent, les allusions et propos qui ont été tenus au cours de l'émission On est fait pour s'entendre sont de nature à salir la mémoire de notre père, ce que nous ne pouvons tolérer.
C'est la raison pour laquelle nous vous demandons de porter ces informations à la connaissance de vos auditeurs et lecteurs."

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