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Plan d'épargne retraite : ce qu'il faut savoir sur le nouveau dispositif

1,4 million de français ont souscrit au nouveau plan d'épargne retraite (PER). Qu'a-t-il de nouveau ?

La retraite (illustration)
La retraite (illustration)
Crédit : JOËL SAGET / AFP
Ce qu'il faut savoir sur le nouveau plan d'épargne retraite
03:15
Ce qu'il faut savoir sur le nouveau plan d'épargne retraite
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Martial You

Le nouveau plan d'épargne retraite est en train de trouver son public : 1,4 million de Français y ont souscrit. Ce plan d'épargne retraite est né de la loi PACTE, pour aider à soutenir le financement de nos entreprises notamment. Il a été mis en place en octobre 2019, cinq mois avant le confinement mondial : autant dire que réussir à conquérir près d'un million et demi de Français, en pleine pandémie, ça n'était pas gagné.

Si on devait donner deux avantages marquants sur ce nouveau Plan d'Epargne Retraite, c'est qu'il a le mérite d'être simple alors qu'on avait une forêt de plans auparavant : Madelin, Perp, Perco, article 83... Le second avantage, majeur, c'est qu'on peut solder son PER en capital ou en rente au moment du départ à la retraite.

Le principe du Plan épargne retraite était de vous apporter un complément à la pension quand vous arrêtez de travailler. Vous savez que vous avez une perte de revenus à ce moment-là. Le souci, c'est que, bien souvent, des années de cotisations ne permettait pas d'augmenter sensiblement votre pension. En revanche, il y avait un capital très important que vous ne touchiez que par petit bout. Cette fois, vous pouvez choisir de prendre la totalité du capital ou une partie au moment où vous arrêtez votre activité. 

Le PER n'a pas encore vraiment conquis les épargnants

Martial You

Un peu comme un viager : c'est potentiellement au moment de la retraite qu'on achète une résidence secondaire ou qu'on constitue un pécule pour les dernières années en maison de retraite. Le PER est plus souple et il commence donc à séduire.
 
L'argent déposé sur les PER n'est pas forcément de l'épargne accumulée pendant la période de confinement. Pour l'instant, 18 milliards ont été placés sur les PER et il s'agit 2 fois sur 3 de la transformation des anciens plans, les PERP notamment. Le produit n'a pas encore vraiment conquis les épargnants : 18 milliards, c'est 1.000 fois moins que l'argent placé sur les assurance-vie par exemple. Mais le gouvernement espère bien qu'on pourra monter jusqu'à 300 milliards d'encours sur ce genre de produit dans les années qui viennent.

L'argent du PER peut financer l'activité et le développement des entreprises

Martial You
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Quel est l'intérêt pour l'économie de valoriser ces plans ? C'est de l'épargne longue. Et ça, c'est essentiel pour financer l'économie et notamment les entreprises. Avec la pandémie, on sait que les Français ont mis près de 200 milliards de côté mais c'est parti essentiellement vers les livrets A ou c'est resté à dormir sur les comptes courants. C'est très liquide, on peut avoir rapidement accès à cet argent pour consommer mais c'est quand même l'équivalent des Louis d'or cachés dans le conduit de la cheminée : ça ne travaille pas.

L'assurance-vie a repris des couleurs mais la collecte est comparable à celle d'avant crise, il n'y a pas de rattrapage. Avec le Plan Epargne Retraite, vous avez une épargne qui vous servira dans plusieurs années et cet argent peut être investi sur des paniers d'actions par les assureurs... Autrement dit, cet argent peut financer l'activité et le développement des entreprises. Et on va avoir besoin de financement pour que l'argent privé prenne le relai de l'argent public.

Le Plus : les immatriculations de voitures neuves

On est encore nettement sous les chiffres de 2019 (j'oublie 2020)... On est en recul de 27,28% par rapport à mai 2019. Un peu plus de 140.000 immatriculations.

La Note : 10/20 au chômage partiel

Cela devient moins intéressant puisqu'à partir d'aujourd'hui : la règle, c'est que les salariés en chômage partiel ne toucheront plus que 72 % de leur salaire net contre 84 % jusque là. Sauf les secteurs qui continuent à être affectés par la crise sanitaire, comme le tourisme ou l'hôtellerie-restauration.

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